La phrase vient d’un Alberto Tebaldi qui n’est pas rien dans l’entourage d’un certain Valentino Rossi. On le considère même comme son bras droit dans l’ensemble de ses affaires, et notamment celles attenantes au label VR46. Il est donc au fait des intentions de son patron et de l’évolution de son team engagé en Moto3 et en Moto2. Mais aussi en MotoGP avec les deux Yamaha bientôt orphelines de Tech3 ? A priori non, bien que…

Yamaha ne pensait pas devoir réfléchir à cette question aussi vite. Mais Iwata en est là:  quid de ses deux machines satellites bien utiles pour le bon développement technique de ses motos officielles sans passer par la case Tech3 ? Un chantier qui devait s’ouvrir au plus tôt en 2021. Hervé Poncharal en a décidé autrement et contraint les Japonais à envisager la suite sans délai.

Pour beaucoup, la réponse tombe sous le sens, alimentée par une rumeur qui court depuis déjà bien des mois : à la place de Tech3, ce sera le logo VR46 que l’on verra sur les carénages de ces deux Yamaha. Une évidence ? Voire ! Sur GPOne, Alberto Tebaldi, qui ne parle pas si souvent et jamais sans rien dire lorsqu’il le fait, prévient : « VR46 est déjà impliqué en MotoGP avec Valentino Rossi comme pilote d’usine Yamaha. C’est difficile d’imaginer mieux. Bien sûr, la nouvelle du départ de Tech3 a alimenté la rumeur. Mais pour le moment, nous n’envisageons nullement d’aligner une équipe complète en MotoGP ».

Il précise : « lorsque Valentino décidera d’arrêter la compétition, peut-être pour faire de la course automobile, alors on évaluera la situation. Nous connaissons très bien le MotoGP, nous savons qu’il est difficile d’arriver à ce niveau, et nous ne le ferions qu’à partir du moment d’être certain d’en être capable. Car il ne s’agirait pas seulement de participer ».

« Dans l’histoire, on a vu des champions monter leur équipe. Mais ce n’est pas le plan pour le moment. Yamaha veut Rossi dans son équipe officielle et Valentino veut continuer à travailler avec cette équipe. Il aime être impliqué dans la stratégie d’un constructeur, développer une moto, parler avec les ingénieurs pour identifier et résoudre des problèmes. Rien de tout cela ne serait possible au sein d’une structure satellite ».

Après avoir soufflé le froid, indiquant ainsi au passage à Yamaha les éventuelles exigences, il passe au chaud : « mais on ne peut pas nier que l’idée nous plaît. Le MotoGP est un rêve pour un pilote mais aussi un team. On pourrait ainsi arriver au bout d’un voyage commencé en CEV. Mais on y pensera lorsque Vale ne sera plus pilote. Ce serait un projet très ambitieux, mais notre boss nous a appris à rêver ».

Voilà la situation, que connaît Yamaha, en rappelant que, pour le moment, Valentino Rossi n’a toujours rien signé pour la suite de sa carrière de pilote…