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MotoGP gros

La saison 2024 démarre aujourd’hui ! Jusqu’au premier Grand Prix de la Saison, Parlons MotoGP essayera de détailler au mieux les attentes qui entourent tous les pilotes, ceux qui jouent gros, ou non. Ceci s’accompagnera d’un petit pronostic, et bien sûr, vous êtes invités à donner le vôtre en commentaires. Hier, nous poursuivions cette série avec Maverick Vinales, dans un article que vous pouvez retrouver en cliquant ici.

 

Une carrière en jeu

 

L’année passée, j’avais désigné Alex Marquez comme étant le pilote qui jouait le plus gros sur toute la grille MotoGP. Pour 2024, je choisis Joan Mir, mais la gravité de la situation n’a absolument rien à voir. Si le petit frère Marquez jouait un retour parmi les plus « désirés », le champion du monde 2020 doit sauver sa carrière, rien que ça.

Absolument désastreux l’an passé, il a réalisé l’un des pires exercices pour un pilote officiel de l’histoire de notre sport. Cette saison, chez Honda Repsol, il doit faire mieux, c’est indispensable. Déjà, pour lui. Citez-moi des équipes qui rêveraient avoir tel pilote si jamais il ne fait pas beaucoup mieux, au vu de ce qui arrive du Moto2. Pour rappel, Fabio Di Giannantonio était aux portes de la sortie avant qu’il ne se réveille fin 2023, mais pourtant, il restait infiniment meilleur que Mir. Son titre mondial acquis dans des conditions particulières date d’il y a déjà quatre ans, il ne peut plus compter là-dessus pour se vendre.

 

MotoGP gros

Le nouveau moteur Honda sauvera-t-il Joan Mir ? Photo : Michelin Motorsport

 

Et c’est bien cette année à venir qui déterminera si son sacre était dû uniquement à un heureux concours de circonstance, ou à son talent. Joan Mir joue son héritage, la manière dont on se rappellera de lui. Pour sa légende, il doit se sauver, faire oublier une année 2023 à la limite de l’impardonnable pour un pilote de son rang, promis au plus bel avenir en Moto3.

La pression est double car il évolue dans une équipe particulière, à l’histoire glorieuse, mais également teintée d’un cruel manque d’ambition depuis des années. D’un manque de résultats probants, aussi. De ce fait, il porte le poids de Honda sur les épaules, qui, à ce stade, représente plus un fardeau qu’un objet de motivation – comme ce peut l’être pour Luca Marini par exemple.

Joan peut compter les jours, car il fait désormais face au plus grand challenge de sa carrière.

 

Le pronostic

 

Passons au pronostic, qui, une fois de plus, ne vise pas à attribuer une place précise à un pilote, mais plutôt, à essayer de prévoir une dynamique. Je suis relativement pessimiste quant à Joan Mir, je dois l’admettre. Depuis quelques temps déjà, je questionne sa place sur la grille au plus haut niveau. Oui, c’est un champion du monde – de fait, mais ce n’est pas son palmarès qui enfile le cuir là, tout de suite.

 

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Honda peut-il, de manière générale, revenir au niveau des autres ? Photo : Michelin Motorsport

 

Premièrement, j’imagine Luca Marini meilleur dans sa première saison chez Honda. Il faut dire que j’ai été assez convaincu par l’Italien en 2023 malgré l’absence de victoires. La Honda RC213V millésime 2024 est pleine de promesses, mais nous sommes maintenant habitués à la rengaine. Je vous conseille, comme chaque année, d’attendre le premier Grand Prix pour vous faire une idée. Même les tests qui précèdent de quelques jours l’entame de la saison sont moyennement fiables – l’an dernier, Raul Fernandez s’y était illustré. Son plafond n’a jamais été très haut, même en 2020. Donc, au guidon d’une machine incertaine, je ne le vois pas exceller, surtout aussi vite après l’échec de 2023.

Cependant, je ne vois pas comment il pourrait faire pire que l’an passé (22e avec 26 points). Partant de ce constat, je prédis un total un peu plus élevé mais malheureusement, pas de miracle. Ce pilote, aussi talentueux soit il, ne nous a jamais montré qu’il était capable d’effectuer de grandes percées, de se révéler, de marquer les esprits. Et désormais, il doit faire tout cela, en même temps si possible, alors qu’il est au pied du mur.

Pour résumer, je pense qu’il va continuer à écumer la deuxième partie de classement, mais sans doute pas aussi bas que l’année passée – sauf blessures, bien entendu. Rien de transcendant, mais juste assez pour se maintenir au plus haut niveau ; c’est tout ce que je lui souhaite.

La parole est vôtre ; que pensez-vous qu’il adviendra de Joan Mir en 2024 ? Dites-le moi en commentaires !

 

Entre ombres et lumière. Photo : Michelin Motorsport

 

Photo de couverture : Michelin Motorsport

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