Carmelo Ezpeleta a profité de l’effervescence du Grand Prix de Las Vegas pour lâcher ce qui ressemble à une véritable bombe médiatique : le MotoGP pourrait un jour courir sur un circuit urbain. Pas une rumeur, pas une hypothèse lancée au hasard, mais une possibilité concrète qui prend forme avec l’arrivée de Liberty Media aux commandes du championnat.
Il faut remonter à 1974, au légendaire mais dangereux tracé de Montjuïc, pour retrouver la trace d’un Grand Prix disputé en pleine ville. Depuis, la discipline s’est jurée de ne plus exposer ses pilotes à des environnements jugés trop risqués. Mais le monde change. Et le MotoGP aussi.
En observant les Formule 1 filer à 300 km/h sur le Strip, Ezpeleta n’a pas caché son admiration :
« Voilà un exemple de ce que Liberty Media peut faire. Ce sont des gens qui connaissent très bien le secteur du divertissement, et je pense que nous avons un sport fantastique qui, grâce à leur aide, sera encore meilleur. »
Depuis que Liberty Media a racheté Dorna, la comparaison est inévitable. La F1 est passée à huit circuits urbains dans son calendrier… et le MotoGP pourrait suivre une trajectoire similaire.
La grande question reste évidente : est-ce faisable en MotoGP ? Ezpeleta a tranché :
« Courir sur des circuits urbains ou non ne nous pose aucun problème ; il nous faut simplement des zones de dégagement. Notre engagement sur la sécurité reste total et non négociable. »
Las Vegas ? Trop contraignant. Mais d’autres pistes pourraient cocher toutes les cases…

Le circuit urbain du MotoGP est déjà inscrit à son calendrier
Ezpeleta cite un exemple très intéressant : « Mandalika est théoriquement un circuit urbain. S’il existe un tracé traversant des rues mais avec des zones de dégagement, nous serons là. »
Ce n’est donc plus une utopie : le MotoGP sait déjà comment le faire. Un autre nom revient avec insistance : Albert Park, en Australie. Urbain, mais situé dans un parc : plus d’espace, plus de marge de sécurité, plus proche du modèle possible.
La situation est d’autant plus électrique que le contrat de Phillip Island expire fin 2026, et que Dorna exige des améliorations depuis longtemps. Isolement, météo imprévisible, logistique compliquée… Phillip Island coche aussi beaucoup de cases négatives.
Alors, le MotoGP s’apprête-t-il à entrer dans une nouvelle ère ? Les circuits permanents resteront la base du championnat. Mais Ezpeleta a ouvert la porte. Et derrière cette porte, une nouvelle manière d’imaginer le MotoGP : encore plus spectaculaire, encore plus proche du public, encore plus taillé pour le show.
Et maintenant que le MotoGP appartient au géant du divertissement sportif mondial… comment imaginer qu’ils ne tenteront pas l’expérience ?
Les pilotes voleront-ils un jour entre les gratte-ciels ? Les fans auront-ils les motos à portée de main comme jamais auparavant ? La bombe est lâchée. La course ne sera plus jamais comme avant.





























