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MotoGP

Aujourd’hui, je voulais vous parler de la direction de course MotoGP. En effet, ma chronique est souvent pointée du doigt pour son ton négatif, mais je sais faire autre chose que critiquer ! Cette année, je n’ai pas apprécié grand-chose, je dois l’avouer, mais force est de constater que la direction de course s’est grandement améliorée avec l’arrivée de Simon Crafar à la tête du panel des commissaires.

 

Un vent nouveau souffle sur le MotoGP

 

Pour le plus grand plaisir de Johann Zarco, « Fast » Feddie Spencer a laissé sa place à Simon Crafar, pilote marquant des années 1990, et ancien consultant pour le site officiel MotoGP.com. J’étais plutôt enthousiaste lorsque cela avait été annoncé, et la saison passée confirme mes pensées : c’est beaucoup mieux avec le Néo-Zélandais, et ce, sur de nombreux points.

 

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Le « Martinator » a fait une erreur, oui, mais plus grave que les autres ? Photo : Michelin Motorsport

 

Premièrement, la régularité. C’est, de loin, le défi le plus difficile quand le boulot consiste à punir les pilotes. Il faut rester cohérent pour se faire respecter, et savoir juger, de la même manière, deux actions totalement différentes mais dont l’essence est similaire. C’est ce qu’ont fait Crafar et ses hommes. En gros, chaque percussion ou dépassement grossier était sanctionné d’un long lap.

Ce que beaucoup ont du mal à comprendre, c’est que la sévérité de la sanction doit être totalement décorrélée du résultat de l’action. On juge la non-maîtrise d’un pilote, pas le fait que sa victime se blesse. Crafar a parfaitement appliqué ce principe toute la saison… sauf deux fois. En effet, partant de ce principe qui avait pourtant été suivi à la lettre depuis le début, je n’ai pas compris pourquoi Bezzecchi avait reçu deux long laps en Australie après avoir percuté Marc Marquez en Indonésie. Est-ce parce que ce dernier s’est blessé ? Mais le « Bez », lui, ne pouvait pas prévoir que son vis-à-vis allait retomber de cette manière. Fermin Aldeguer, lui, n’avait logiquement reçu qu’un seul long lap de pénalité à Termas de Rio Hondo et il avait pourtant envoyé Miguel Oliveira à l’infirmerie.

Ce n’est pas la seule décision que je trouve contestable. En Hongrie, Fabio Quartararo a totalement raté son départ en Sprint, écopant, par le fait, d’un long lap de pénalité. En revanche, Jorge Martin, pour une action de nature similaire au Japon, en a pris deux. Bon, je pinaille un peu parce que, hormis cela, j’ai trouvée cet exercice bien jugé de ce point de vue.

 

Une meilleure compréhension

 

D’une manière générale, j’ai l’impression que Crafar comprend juste mieux le sport que Spencer. Les pilotes en sont très contents, même ceux qui sont habitués aux passages par le bureau de la direction de course, comme Franco Morbidelli. De plus, il a appris la communication, un axe important qui manquait cruellement à ce poste. Les pilotes sont parfois convoqués juste pour discuter, essayer de voir, sans forcément être pénalisés, là où ils ont pu dépasser les limites. C’était le cas de Marc Marquez et Pecco Bagnaia en Italie, par exemple.

 

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Quartararo aurait-il reçu la même pénalité s’il avait fait tomber Bastianini au départ du Sprint en Hongrie ? Cela ne doit pas être pris en compte. Photo : Michelin Motorsport

 

Et puis, pour nous, spectateurs, c’était également beaucoup plus clair. Des informations nous parvenaient à l’écran, nous informant la raison de la pénalité. J’aurais aimé davantage de transparence, bien sûr, comme des interviews de Crafar sur le jugement de telle ou telle action, mais c’est déjà un pas dans le bon sens. Il y a encore de la marge de progression, mais comment ne pas apprécier cela après les années lunaires que nous avons connu – je n’ai toujours pas oublié la pénalité scandaleuse infligée à Fabio Quartararo à Assen en 2023.

 

Conclusion

 

Même s’il reste du travail à faire, notamment en ce qui concerne la transparence avec les spectateurs, la direction de course dans sa nouvelle version fait du très bon travail. On ne s’énerve plus pour des décisions incompréhensibles pour nous comme pour les pilotes, et c’est déjà une grande victoire.

Qu’avez-vous pensé des décisions prises par les équipes de Simon Crafar cette année ? Dites-le-nous en commentaires !

Pour rappel, cet article ne reflète que la pensée de son auteur, et pas de l’entièreté de la rédaction.

 

Bezzecchi n’a pas fait un plus gros attentat qu’Alex Marquez à Brno sur Mir. Photo : Michelin Motorsport

 

Photo de couverture : Michelin Motorsport