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Lewis Hamilton

Le septuple champion du monde Lewis Hamilton, après une saison blanche sans victoire ni podium chez Ferrari, n’a pas recueilli un seul point dans le vote annuel des directeurs d’équipe, un verdict aussi brutal que symbolique sur son année 2025.

La saison 2025 de Lewis Hamilton chez Ferrari, présentée comme le chapitre ultime d’une légende, s’est transformée en un effondrement sans précédent. Pour la première fois de sa carrière, l’icône britannique termine une année sans victoire ni podium. Conséquence logique et implacable : pour la première fois également, son nom est absent du classement des dix meilleurs pilotes établi par les patrons d’écuries de F1, un vote qui fait office de baromètre du respect au sein du paddock.

Ce n’est pas une simple mauvaise saison ; c’est un changement d’ère palpable. L’homme qui a dominé la décennie 2010, et qui a toujours figuré dans ce classement prestigieux, n’a même pas réussi à grappiller un point. L’annonce, publiée sur le site officiel de la F1, sonne comme un constat officiel : la hiérarchie a basculé, et Hamilton fait désormais partie du peloton, loin des élus.

Le classement en question n’est pas un sondage de fans ou un vote médiatique subjectif. Il est établi par les 10 directeurs d’écurie de la grille, les individus qui connaissent le mieux les réalités du sport, les performances pures et l’impact d’un pilote. Chaque patron soumet un top 10 secret, noté selon le barème des points du championnat (25 points pour la 1ère place, 1 point pour la 10ème).

L’absence totale de Hamilton dans le décompte final est un verdict sans appel. Elle signifie qu’aucun des dix décideurs n’a jugé ses performances dignes de figurer, ne serait-ce qu’en dixième position. Dans un paddock où son statut était intouchable, ce silence est plus éloquent qu’une critique. C’est la reconnaissance collective que, pour la première fois, d’autres ont fait bien mieux avec moins.

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Le vote des patrons, un tribunal impartial et impitoyable qui questionne sur l’après Lewis Hamilton : fin de cycle ou simple accroc ?

Le Top 10, dominé par Max Verstappen (élu meilleur pilote pour la deuxième année de suite), dessine clairement les nouvelles forces en présence :

Le tableau est criant. Deux rookies (Bearman, Hadjar) et un vétéran qui n’avait jamais goûté au podium (Hülkenberg) sont jugés plus méritants que le septuple champion. La place de Carlos Sainz (6ème), l’homme qu’Hamilton a remplacé chez Ferrari, ajoute une couche d’humiliation supplémentaire au récit.

La question qui brûle désormais toutes les lèvres est de savoir si 2025 marque le début d’un déclin irréversible ou une simple parenthèse catastrophique.

Les chiffres sont sans appel. À 40 ans, Hamilton n’a plus la même régularité face à une nouvelle génération (Norris, Piastri, Bearman) affamée et ultra-talenteuse. Son transfert chez Ferrari, au lieu de le régénérer, l’a peut-être brisé psychologiquement. Le sport aurait tout simplement évolué sans lui.

Les plus optimistes (ou fidèles) pointeront l’instabilité de la Ferrari F1-2025, une voiture notoirement difficile et imprévisible. Un mauvais mariage pilote-voiture peut arriver, même aux plus grands. La refonte technique de 2026, avec un changement de règlement, pourrait tout rebattre et lui offrir un nouveau départ.

La vérité se situe probablement entre les deux. Hamilton n’est plus la force dominante et omniprésente d’antan, mais il serait imprudent de prononcer l’oraison funèbre de sa carrière. La saison 2026 sera son procès en rédemption. Soit il relève le défi titanesque de faire oublier cette année noire et de renaître une dernière fois, soit cette absence du Top 10 des patrons restera dans les livres d’histoire comme le moment où le roi a été officiellement détrôné par le nouveau régime.

Le vote des directeurs d’écurie F1 pour 2025 a valeur de symbole. Il enterre, au moins temporairement, l’ère de la suprématie incontestée de Lewis Hamilton et consacre l’avènement d’un nouveau paysage, plus compétitif et impitoyable. L’icône se retrouve désormais dans le rôle inédit de l’outsider, du challenger. C’est peut-être la motivation ultime dont il a besoin, ou le signe que la page est définitivement tournée. Dans les deux cas, le suspense pour 2026 n’a jamais été aussi haletant.

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