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Danny Kent

En 2015, Danny Kent, 22 ans, devient le premier champion du monde britannique dans la plus petite catégorie des Grands Prix depuis 40 ans. Trois ans plus tard, sa vie hors des circuits le mène en prison pour sa participation à une violente agression de rue. L’histoire méconnue d’un destin brisé.

L’ascension de Danny Kent semblait écrite pour faire de lui une légende du sport britannique. En 2015, à 22 ans, il remporte le titre mondial en Moto3, mettant fin à une disette de quatre décennies pour son pays dans les catégories intermédiaires.

Pourtant, en l’espace de quelques années, les projecteurs des podiums se sont éteints pour laisser place aux flashs des tabloïds : en 2018, le champion a été condamné à une peine de prison pour son rôle dans une bagarre de rue ayant entraîné de graves blessures.

Sa descente aux enfers est un récit saisissant sur les dangers de la célébrité précoce, la pression et la difficile transition vers la maturité lorsque la carrière sportive déraille.

La saison 2015 de Danny Kent en Moto3 est un chef-d’œuvre de constance et de talent. Pilote pour l’équipe Leopard Racing, il remporte 6 courses et monte sur le podium à 10 reprises. Son titre, acquis avec une avance confortable, en fait un héros national. Il est acclamé comme le futur espoir de la Grande-Bretagne en MotoGP, et une promotion en Moto2 pour 2016 semble être la suite logique de son parcours.

Le passage en Moto2 sonne le début des ennuis. La moto ne lui convient pas, les résultats sont désastreux. Il fait même un bref retour en Moto3 en 2017, sans retrouver sa magie. Cette perte de performance sportive s’accompagne visiblement d’une perte de repères en dehors des circuits. Loin des caméras des courses, son comportement devient erratique.

Danny Kent

Danny Kent : une ascension fulgurante et une chute vertigineuse

La chute atteint son point le plus bas en avril 2018. Danny Kent est reconnu coupable d’agression occasionnant des blessures corporelles graves pour sa participation à une violente bagarre de rue à Bristol, en Angleterre.

À 27 ans, loin des circuits et des projecteurs, il a été arrêté et condamné à plusieurs mois de prison pour sa participation à une bagarre de rue impliquant une arme blanche. Un épisode tragique qui a marqué un tournant radical dans sa vie personnelle et professionnelle.

La justice est sans appel. Le juge, soulignant le caractère « lâche et prolongé » de l’agression et l’impact durable sur la victime, le condamne à une peine de prison. L’ancien champion échange le blouson en cuir pour l’uniforme du détenu,  – ou presque, sa peine étant de 4 mois avec sursis -, devenant le symbole brutal d’un prodige gâché. Bien qu’il ait affirmé que c’était son frère qui était initialement impliqué et qu’il n’avait pas l’intention d’utiliser l’arme, cette condamnation a provoqué son licenciement immédiat par son équipe de l’époque (MV Agusta en BSB).

L’histoire de Danny Kent est devenue une étude de cas dans le monde du sport. Elle a relancé le débat sur le soutien indispensable à apporter aux jeunes athlètes, non seulement sur le plan technique, mais aussi psychologique et éducatif, pour les préparer aux aléas d’une carrière et aux tentations de la vie hors-piste.

Elle illustre avec une cruelle clarté la difficulté de la transition après un échec sportif ou la fin d’une carrière, surtout lorsqu’elle survient jeune et brutalement.

Plus qu’une anecdote, c’est un rappel que le talent extraordinaire sur une moto ne protège pas des mauvais choix et des démons personnels.

Danny Kent a tenté un retour en force en 2024 et 2025 dans le championnat British Superbike (BSB) sur une Yamaha, parvenant même à remporter des courses, prouvant que son talent de pilotage est resté intact malgré ses erreurs passées.

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