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MotoGP

Présent au Gala RACC Motorsport 2025, Carmelo Ezpeleta, PDG de Dorna Sports, a dressé un état des lieux sans détour du MotoGP, à un moment charnière de son histoire. Entre records d’affluence, explosion des audiences, arrivée de Liberty Media et débats sur la hiérarchie sportive, le patron du championnat a clarifié sa vision : le MotoGP va bien… mais il veut aller encore plus loin.

La saison 2025 a confirmé la santé exceptionnelle du MotoGP. Ezpeleta s’appuie sur des données solides pour le revendiquer : records d’affluence sur plusieurs Grands Prix, seulement deux circuits en recul par rapport à 2024, hausse marquée des audiences télévisées et impact massif sur les réseaux sociaux.

Un contexte idéal pour accueillir Liberty Media, le nouvel acteur majeur dans l’écosystème du championnat.

L’arrivée de Liberty Media, désormais détenteur de 84 % des droits commerciaux du MotoGP, marque un tournant stratégique.

Ezpeleta se montre enthousiaste, mais lucide : « ils ont racheté une entreprise déjà en activité, et nous en sommes ravis car nous pensons qu’ils sont capables de grandes choses. »

Le patron de Dorna insiste sur l’expérience du groupe américain :

« Ils ont une grande expérience, ils savent parfaitement comment s’y prendre, et notre défi est désormais de transformer le Championnat du Monde de Moto non seulement en une compétition captivante pour les fans, mais en un sport mondial, une source de divertissement, tout en préservant l’esprit de ce sport. »

Un message clair : croissance et spectacle, oui , mais sans renier l’ADN du MotoGP.

MotoGP | Carmelo Ezpeleta : « Moto3 et Moto2 seront toujours là, mais… »

Moto3 et Moto2 : pas de remise en question, mais une hiérarchie assumée par Carmelo Ezpeleta

Alors que certains réclament davantage de reconnaissance pour les titres Moto3 et Moto2, Ezpeleta balaie toute polémique :

« Nous n’avons pas ce débat. Il est évident que nous devons conserver trois catégories, et ce sera toujours le cas, car c’est ainsi que cela fonctionne. »

Il rappelle toutefois une réalité fondamentale : « c’est très positif que les jeunes pilotes qui gagnent en Moto3 et Moto2 soient suivis par les équipes MotoGP. Mais il existe une catégorie supérieure : les Légendes et le Temple de la renommée MotoGP. C’est sur cela que nous allons nous concentrer. »

Le message est limpide : les catégories inférieures forment l’élite, mais la consécration ultime reste le MotoGP.

Enfin, Ezpeleta aborde un sujet toujours sensible : l’équilibre entre domination et suspense. À ceux qui critiquent l’absence de lutte serrée en tête, il répond sans détour :

« Je ne sais pas, car cette année s’est très bien déroulée et il n’y a pas eu de lutte. Ce n’est pas tout à fait exact. Beaucoup disaient qu’il n’y avait pas de leader alors que plusieurs pilotes gagnaient. »

Mais il assume aussi une vérité souvent tue : « je pense que les choses se déroulent comme prévu, mais avoir un leader comme Marquez, comme Valentino avant, est certainement un atout pour le Championnat du Monde. »

Une déclaration forte, qui rappelle que les grandes figures façonnent l’histoire et l’attractivité du sport, tout comme Marc Marquez ou Valentino Rossi l’ont fait avant.

À travers ses propos, Carmelo Ezpeleta dessine une ligne claire : un MotoGP économiquement solide, sportivement assumé, médiatiquement mondial, et désormais soutenu par Liberty Media pour franchir un nouveau cap.

Le MotoGP ne cherche plus seulement à être le meilleur championnat moto du monde. Il veut devenir un produit sportif global, sans perdre son âme.

Carmelo Ezpeleta

 

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