Lewis Hamilton aborde sa deuxième saison chez Ferrari avec l’espoir d’un net rebond après une campagne 2025 particulièrement décevante. Arrivé en grande pompe après avoir quitté Mercedes fin 2024, le septuple champion du monde n’a pourtant décroché aucun podium lors de sa première année en rouge, un constat brutal pour un pilote de son calibre.
Pour Ralf Schumacher, ancien pilote de Formule 1, les difficultés de Hamilton ne s’expliquent pas par son âge, mais par un blocage psychologique plus profond.

Ralf Schumacher relance la polémique à propos de Lewis Hamilton :
« Les attentes étaient
énormes », a-t-il confié à F1 Insider.
« J’ai essuyé de nombreuses critiques lorsque j’ai déclaré
qu’il ne se battrait pas pour le titre et qu’il lui faudrait du
temps pour rivaliser avec
Leclerc. »
Selon Schumacher, le scénario redouté s’est produit exactement comme prévu.
Le manque de préparation serait l’un des facteurs clés de cette transition compliquée.
« Il n’y a plus de tests.
Les essais hivernaux auraient été utiles par le passé »,
explique Schumacher.
« En coulisses, on dit qu’il n’aime pas les simulateurs. Et il
est toujours à la recherche de ces sensations de conduite d’antan.
»
Un détail loin d’être anodin dans une Formule 1 de plus en plus technique et virtuelle.
À 41 ans, Lewis Hamilton sera le deuxième pilote le plus âgé de la grille, juste derrière Fernando Alonso. Pourtant, Schumacher balaie l’argument de l’âge.
« Cela me laisse penser
que ce n’est pas seulement une question d’âge, mais aussi d’aspect
mental », affirme-t-il.
« Il ne veut plus se confier. Je connais ce sentiment moi-même,
à un autre niveau. »
Chez Ferrari, Frédéric Vasseur espère encore voir Hamilton s’adapter davantage à la philosophie actuelle de la monoplace.
« Il espère désormais
qu’il adoptera davantage cette configuration l’année prochaine
», souligne Schumacher, avant de se montrer
pessimiste :
« Je pense que ses chances sont minces. La voiture devient de
plus en plus nerveuse. Leclerc peut gérer cela, Hamilton a besoin
de stabilité à l’arrière. »
À l’aube d’une saison cruciale, le constat est sans appel : Lewis Hamilton joue gros. Plus qu’un défi technique, Ferrari semble être devenu un combat mental, et l’issue pourrait peser lourd sur la fin de carrière du septuple champion du monde.
































