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Fernando Alonso et Honda : une histoire faite de cicatrices, de rancœurs… et désormais d’ambitions communes. Dix ans après les humiliations publiques de l’ère McLaren-Honda, le constructeur japonais s’apprête à redevenir motoriste d’usine en Formule 1 aux côtés d’Aston Martin. Et au cœur de ce pari à haut risque, un homme concentre toutes les attentes : Fernando Alonso.

Le deuxième passage d’Alonso en F1 chez McLaren reste le moment le plus sombre de sa carrière. Trois saisons sans podium, une voiture impuissante, et une frustration devenue mondiale lors du Grand Prix du Japon 2015.

Après s’être fait dépasser par la Sauber de Marcus Ericsson, Alonso lâche à la radio une phrase restée gravée dans l’histoire : « on dirait un moteur de GP2. C’est embarrassant. Très embarrassant. »

Un tacle frontal, public, humiliant pour Honda. Selon plusieurs observateurs du paddock – dont Ralf Schumacher – cette sortie aurait profondément marqué la filiale japonaise, au point de laisser des traces durables dans la relation avec l’Espagnol.

La suite est connue. Honda se reconstruit, apprend de ses erreurs et trouve un partenaire idéal avec Red Bull. Résultat : un moteur champion du monde et quatre titres consécutifs pour Max Verstappen. Une revanche éclatante, technique et symbolique.

Aujourd’hui, Honda veut reproduire ce modèle de succès, mais ailleurs.

Lorsque Red Bull décline la poursuite du partenariat après 2025, Honda n’hésite pas longtemps. Selon plusieurs sources, le choix d’Aston Martin s’impose pour trois raisons majeures :

Des installations ultramodernes à Silverstone, l’implication personnelle de Lawrence Stroll dans les négociations, la présence d’Alonso, jugée décisive.

Un rapport de Grada3 révèle que le double champion du monde est considéré comme un « acteur clé » du projet Honda-Aston Martin. Le constructeur japonais connaît parfaitement son niveau d’exigence, son sens technique et son influence interne.

Fernando Alonso

Un partenariat mondial… qui ne dort jamais et pourquoi Fernando Alonso est irremplaçable

Certains doutent du duo Honda–Aston Martin à cause de la distance entre Sakura et Silverstone. En interne, c’est vu comme un avantage : travail en continu, 24h/24, des ingénieurs Aston Martin sont basés au Japon, des ingénieurs Honda travaillant en permanence au Royaume-Uni, et le décalage horaire devient un accélérateur de développement.

Honda sait qu’en 2026, avec une réglementation moteur totalement nouvelle, chaque détail comptera.

À 44 ans en 2026, Alonso reste une référence absolue. Les chiffres parlent : il a battu Lance Stroll en qualifications à chaque Grand Prix la saison dernière. Seul Verstappen a réalisé un exploit similaire contre son équipier. Malgré une malchance persistante en début d’année, Alonso termine devant Stroll au championnat.

Guenther Steiner n’a d’ailleurs pas mâché ses mots : « même à 50 ans, Stroll ne battrait pas Alonso. »

En interne, la crainte est claire : Aston Martin n’a peut-être qu’un seul pilote capable d’exploiter pleinement une voiture conçue par Adrian Newey et propulsée par Honda.

Honda n’a rien oublié du “GP2 engine”. Mais plutôt que de régler ses comptes, le constructeur japonais a choisi une autre voie : transformer l’exigence d’Alonso en moteur de performance.

S’ils doutaient de son engagement, il ne serait pas aussi impliqué dans le développement du groupe propulseur 2026. Et s’ils avaient tourné la page, ils ne construiraient pas leur avenir autour de lui.

Dix ans après l’humiliation, Honda et Alonso pourraient bien écrire ensemble l’un des chapitres les plus explosifs de la F1 moderne. Ironique ? Peut-être. Calculé ? Assurément.

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