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Suzuka

Les 8 Heures de Suzuka n’ont jamais été une course comme les autres. Et pour Jack Miller, elles ont désormais un goût d’inachevé. Après avoir terminé deuxième avec l’équipe officielle Yamaha l’an dernier, l’Australien ne cache pas son envie d’y retourner en 2026. Le problème ? Le calendrier MotoGP, impitoyable, pourrait bien l’en empêcher.

En 2025, tout était plus simple : Suzuka tombait pendant la pause estivale du MotoGP. En 2026, changement radical. L’épreuve mythique est programmée du 3 au 5 juillet, soit le week-end entre Assen et le Sachsenring. Autrement dit : aucun vrai repos, seulement un couloir étroit… et risqué.

Miller résume la situation sans détour, au micro de Crash.net : « on verra, j’aimerais bien le faire, mais ça va être serré. Cela se déroule pendant le week-end de repos entre Assen et le Sachsenring, et il faut un peu de temps pour s’en remettre. » Enchaîner Suzuka, puis l’Allemagne, c’est jouer avec les limites physiques.

Miller n’écarte rien, mais il sait que la balle n’est pas uniquement dans son camp : « je ne dis pas que je ne peux pas le faire, mais savoir s’ils veulent que je le fasse ou non, c’est une autre histoire ! Je vais demander. Plus il y a de courses pour moi, mieux c’est, mais on verra. »

Car au-delà de l’envie personnelle, il y a Yamaha, la gestion du risque, et la priorité absolue : le MotoGP.

En 2025, Miller avait formé un trio solide avec Andrea Locatelli et Katsuyuki Nakasuga, terminant deuxième derrière le duo Honda Johann Zarco / Takumi Takahashi.

Jack Miller's Suzuka 8 Hour Yamaha livery revealed | Crash.net

Fabio Quartararo : « Suzuka est un circuit sur lequel je rêve de rouler »

Un résultat frustrant… mais suffisant pour donner envie d’y retourner. Problème : Zarco sera confronté exactement au même casse-tête calendaire s’il vise un troisième succès consécutif à Suzuka en 2026. Même les spécialistes ne sont pas épargnés.

Pendant que Miller jongle avec les dates, Fabio Quartararo regarde Suzuka comme un rêve encore à distance. Absent en 2026, le champion du monde 2021 ne ferme pas la porte :

« Suzuka est une course légendaire pour moi. Et Suzuka est un circuit sur lequel je rêve de rouler. Ce n’est pas le bon moment pour moi, mais un jour, je ferai les 8 Heures, c’est sûr. »

Suzuka reste un Graal, surtout pour Yamaha. Mais le MotoGP moderne laisse de moins en moins d’espace à l’aventure. Les pilotes veulent tout faire. Les calendriers, eux, ne pardonnent rien.

Pour Jack Miller, 2026 pourrait être l’année de tous les risques : tenter Suzuka et enchaîner avec le Sachsenring, ou renoncer, malgré l’envie, au nom de la priorité mondiale.

La décision finale n’a pas encore été prise. Miller a exprimé son fort désir de revenir, mais Yamaha devra évaluer l’impact logistique et physique de cette participation serrée entre deux Grands Prix.

Johann Zarco

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