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Isack Hadja

C’est la promotion que tout le monde attendait, mais que peu osaient prédire avec autant d’assurance. En ce début d’année 2026, Isack Hadjar s’installe officiellement dans le baquet le plus convoité – et le plus dangereux – de la Formule 1 : celui de coéquipier de Max Verstappen chez Red Bull Racing. À seulement 21 ans, le Franco-Algérien succède à Yuki Tsunoda avec une étiquette lourde à porter : celle de « clone » de Max.

Chez Red Bull, les promotions ne sont jamais des cadeaux. Elles sont des tests de survie. Et cette fois, c’est Isack Hadjar, 21 ans, qui va être jeté dans l’arène aux côtés du pilote le plus impitoyable de sa génération : Max Verstappen.

Après une première saison remarquée chez Racing Bulls, Hadjar a reçu ce que beaucoup considèrent comme une bénédiction… et que l’histoire récente décrit plutôt comme une malédiction : le second baquet Red Bull. Yuki Tsunoda sacrifié, la porte s’ouvre. Mais derrière, le piège se referme.

Avant d’aller plus loin, un rappel s’impose. Le baquet que récupère Hadjar a déjà broyé : Daniel Ricciardo, Pierre Gasly, Alex Albon, Sergio Pérez, Liam Lawson et, donc, Yuki Tsunoda.

Tous rapides. Tous talentueux. Tous dépassés, étouffés ou marginalisés par Verstappen. Red Bull ne pardonne pas la faiblesse, mais elle ne tolère pas non plus l’ombre.

Et pourtant, malgré ce passé sanglant, Peter Bayer ose la phrase qui fait frémir : « parfois, et je sais qu’on ne devrait pas comparer, mais honnêtement, il me fait penser à Max ». Une comparaison dangereuse. Presque provocatrice.

Bayer, qui a travaillé étroitement avec Hadjar toute la saison, ne parle pas de chronos. Il parle d’attitude. De mentalité. De cette obsession maladive de la course qui caractérise Verstappen depuis ses débuts.

Isack Hadjar

« Isack Hadjar est l’un des pilotes les plus travailleurs que j’aie vus »

« Il a déménagé à Faenza pour être près des ingénieurs. » Pas de bling. Pas de storytelling. Que du travail. Et cette impression laissée : « il est l’un des pilotes les plus travailleurs que j’aie vus ».

Bayer raconte une scène révélatrice : « Il fait une séance d’essais libres 1, et après il dit : “Peter, je veux passer directement aux qualifications. J’ai hâte de courir.” »

Cette phrase, chez Red Bull, ne passe pas inaperçue. Elle rappelle ce Verstappen adolescent qui ne voulait ni apprendre ni observer, mais attaquer immédiatement. « C’est son univers. La course, le travail acharné, la concentration. »

Exactement le profil que Red Bull adore… et qui peut déclencher une guerre interne. La trajectoire de Hadjar n’a pourtant rien d’un conte de fées lisse. Sa saison a commencé dans le chaos, avec un accident dès le tour de formation en Australie. Beaucoup auraient sombré. Lui a grandi.

« Je suis content qu’il ait vécu ces moments-là, » explique Bayer. « Il ne serait pas humain sans ça. Mais sa progression a été impressionnante. »

Ambitieux. Concentré. Discipliné. Trois mots qui décrivent un futur champion… ou un futur brûlé par la machine Red Bull.

Le piège n’est pas seulement Max Verstappen. Le piège, c’est l’équipe Red Bull elle-même. Si Hadjar est trop loin : il est fini. S’il est trop proche : il devient une menace. Et Red Bull n’aime pas les équilibres instables.

La comparaison flatteuse de Bayer est un cadeau empoisonné. Elle place Hadjar sous les projecteurs dès le premier Grand Prix. Chaque radio, chaque qualification, chaque écart sera lu à travers un prisme : “Et si c’était le prochain Max ?”

Contrairement à beaucoup avant lui, Isack Hadjar n’arrive pas intimidé. Il arrive avec une mentalité brute, presque inconsciente du danger. Et parfois, c’est exactement ce qu’il faut pour survivre face à Verstappen.

Mais une chose est certaine : chez Red Bull, on ne compare jamais deux pilotes F1 sans raison. Soit Hadjar confirmera qu’il est différent. Soit il rejoindra la liste. Dans les deux cas, le spectacle sera brutal.

Isack Hadjar

 

 

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