Le choix de Red Bull de
promouvoir Isack Hadjar comme coéquipier de Max Verstappen suscite
des interrogations. Marcin Budkowski évoque un « risque majeur »
dans la gestion des jeunes pilotes de l’écurie autrichienne. Red
Bull Racing a-t-elle une nouvelle fois brûlé les étapes ? En
choisissant de promouvoir Isack Hadjar dans l’équipe principale
après une seule saison en Formule 1, la structure autrichienne
relance un débat récurrent : celui du deuxième baquet aux côtés de
Max Verstappen, un siège devenu l’un des plus instables et
exigeants de la grille.
Un baquet Red Bull toujours sous haute pression
Arrivé chez Red Bull après son passage chez Racing Bulls, Isack Hadjar succède à Yuki Tsunoda, relégué au rôle de pilote de réserve pour la saison 2026. Un choix fort, assumé par l’écurie, mais loin de faire l’unanimité dans le paddock.
Malgré un début compliqué marqué par un accident dès le tour de formation du Grand Prix d’Australie, le Français a rapidement redressé la barre. Régulier en Q3, souvent dans les points, Hadjar a même créé la surprise en montant sur le podium à Zandvoort, une performance rare pour un jeune pilote fraîchement promu.
Il devient ainsi le huitième pilote différent à partager le garage avec Max Verstappen chez Red Bull. Un chiffre révélateur d’une réalité brutale : à l’exception de Daniel Ricciardo, tous les anciens coéquipiers du quadruple champion du monde ont fini par s’effondrer face à sa domination.
Ancien directeur exécutif d’Alpine, Marcin Budkowski a exprimé ses doutes lors du podcast RacingNews365, soulignant le danger d’une promotion jugée peut-être prématurée :
« Le talent ne fait aucun doute, mais la vraie question est : est-ce trop tôt ? »
Selon lui, Hadjar possède la vitesse et la maturité nécessaires, mais l’épreuve Verstappen est d’un tout autre niveau.
« Nous ne saurons réellement s’il est prêt que lorsqu’il commencera à se faire battre régulièrement par Max », explique Budkowski.
« Red Bull a l’habitude de promouvoir très vite ses jeunes pilotes. Cela a parfaitement fonctionné avec Verstappen… mais pas vraiment avec les autres. Et c’est là que réside le grand risque » précise Budkowski.
Si Hadjar mérite indéniablement sa chance, son avenir chez Red Bull dépendra de sa capacité à résister mentalement et sportivement à la pression exercée par Verstappen. Plus qu’un simple défi individuel, ce choix interroge une nouvelle fois la stratégie de développement des talents de Red Bull, souvent brillante, parfois impitoyable.
La saison à venir dira si Isack Hadjar peut briser la malédiction du deuxième baquet… ou s’il viendra simplement allonger la liste de ceux qui s’y sont brûlé les ailes.
































