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Toprak Razgatlioglu

À quelques semaines de ses débuts en MotoGP, Toprak Razgatlioglu ne se fait aucune illusion. Dans sa nouvelle vie en catégorie reine, la référence absolue porte un nom : Marc Marquez. Un adversaire redoutable… mais aussi une figure qu’il admire profondément.

Mardi, lors du lancement de la saison de Pramac Racing, les fans ont découvert pour la première fois le prototype MotoGP de Razgatlioglu. Si la livrée Yamaha a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, le pilote turc, lui, n’avait qu’une obsession : le potentiel de la nouvelle Yamaha M1 à moteur V4.

Triple champion du monde Superbike, Razgatlioglu sait que son arrivée en MotoGP est scrutée de près. Et il sait surtout que le plus grand test ne viendra pas de la peinture… mais de la piste.

Dans le paddock, personne n’échappe à la réalité : Marc Marquez reste la référence. Le septuple champion du monde, désormais chez Ducati, vise un nouveau titre et s’impose déjà comme l’homme à battre* pour tous les nouveaux venus.

Razgatlioglu, qui a déjà croisé Marquez lors de la cérémonie annuelle de remise des prix de la FIM, a été interrogé par GPOne sur sa relation avec la star espagnole. Sa réponse a surpris par sa simplicité :

« Nous avons d’excellentes relations. Marc est une légende et une personne simple, sans aucune attitude de superstar. »

Le respect est évident, presque admiratif. Razgatlioglu n’oublie pas ce que Marquez a accompli ces dernières années :

« L’an dernier, il a prouvé au monde entier ce qu’il est possible de faire après une grave blessure. J’adorerais me mesurer à lui sur la piste. Ce serait un rêve, à moins qu’il ne décide de prendre sa retraite. J’ai beaucoup de respect pour lui. »

Un discours qui rejoint celui de Marco Rigamonti, chef mécanicien de Marquez chez Ducati, qui a lui aussi souligné le caractère étonnamment humble du champion espagnol, loin de l’image d’un pilote au comportement de « VIP ».

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Toprak Razgatlioglu refuse l’étiquette de superstar

Interrogé sur sa propre image, Razgatlioglu a tenu à clarifier les choses. Depuis ses débuts en WorldSBK en 2018, le Turc est passé du statut de jeune outsider à celui de prédateur absolu de la grille, redouté par tous ceux qu’il chassait dans les derniers tours.

Pourtant, il rejette catégoriquement le mot « superstar » : « je n’aime pas qu’on m’appelle une superstar. Le Toprak qui a gagné à Magny-Cours en 2019 est le même qu’aujourd’hui. »

Et d’ajouter, avec une lucidité remarquable : « la seule différence, c’est que j’ai remporté trois titres. Le plus important, c’est le caractère, et je compte bien le garder. »

Razgatlioglu ne cache pas l’ampleur de son engagement. Loin d’un simple défi de prestige, son passage en MotoGP s’inscrit dans une vision à long terme :

« J’ai beaucoup investi dans ce défi. Je n’ai même pas cessé de m’entraîner pendant la trêve hivernale. Je suis convaincu qu’en 2027, je peux viser quelque chose d’encore plus grand. »

S’il admire Marquez, Toprak Razgatlioglu n’arrive pas en MotoGP en touriste. Il sait que le choc avec la réalité de la catégorie reine sera brutal, et que seule la performance comptera.

Mais une chose est sûre : entre deux pilotes que tout oppose sur le papier, le respect est déjà total. Et si la piste tient ses promesses, ce respect pourrait bientôt laisser place à l’un des duels les plus fascinants de l’ère post-2026.

Toprak Razgatlioglu

 

 

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