Le scénario se répète, encore, et il devient franchement inquiétant. Jorge Martin vient de subir deux nouvelles interventions chirurgicales majeures, et son retour en MotoGP 2026 est déjà placé sous le signe du doute, de la prudence… et de l’urgence médicale. Selon les informations de Motorsport.com, le champion du monde 2024 ne participera très probablement pas aux premiers essais officiels de présaison. Un nouveau coup dur. Un de plus dans une trajectoire déjà fracassée par les blessures.
Ces dernières semaines, Martin est repassé deux fois sur la table d’opération. Pour le scaphoïde de la main gauche, blessure datant de février dernier, jamais totalement consolidée malgré une première chirurgie. Et pour la clavicule droite, fracturée le 27 septembre au départ de la course sprint du GP du Japon.
Deux blessures déjà opérées en 2025. Deux blessures censées être “réparées”. Deux blessures qui, en réalité, n’ont jamais guéri correctement. Résultat : examens complémentaires, verdict médical sans appel, et décision radicale : corriger chirurgicalement les deux zones.
Depuis les essais de Valence en novembre, Martin n’a plus roulé. Uniquement de la rééducation, du travail en salle, de la récupération physique. Un champion du monde sans moto, un pilote d’usine à l’arrêt complet et un projet sportif bloqué dès janvier.

Sepang sans Jorge Martin ? L’usine Aprilia déjà amputée
Les doutes sont désormais sérieux : Martin ne devrait pas être présent aux essais de présaison de Sepang (3–5 février) sur le circuit de Sepang International Circuit.
Ce n’est pas une simple absence logistique. C’est un handicap technique majeur pour Aprilia, qui va devoir développer la RS-GP26 sans son pilote n°1 en piste. Comme l’an dernier.
C’est Lorenzo Savadori, pilote d’essai Aprilia, qui assurera l’intérim à Sepang. Exactement comme en 2025, où il avait déjà remplacé Martin lors de 13 Grands Prix.
Autrement dit, Aprilia recommence une saison avec un pilote d’usine absent et un développement technique porté par un pilote d’essai. Stratégiquement, c’est un désastre silencieux.
Le plan est clair, mais fragile : retour espéré pour les essais de Buriram les 21 et 22 février sur le circuit de Chang International Circuit et retour en course pour le Grand Prix de Thaïlande le 1er mars. Mais tout dépendra de la récupération réelle, pas du calendrier.
Le plus inquiétant ? Ce film, on l’a déjà vu en 2025 : blessure dès le premier jour des essais de Sepang, présaison détruite, 4 opérations dans l’année, seulement 4 courses terminées sur 22, une saison fantôme, un corps brisé et un projet Aprilia neutralisé. Et 2026 commence exactement sur le même schéma.
Jorge Martin n’a pas de problème de vitesse. Il n’a pas de problème de mental. Il n’a pas de problème de talent. Il a un problème bien plus brutal : son corps ne suit plus le rythme de la violence moderne du MotoGP.
Deux opérations en janvier, une présaison compromise, un développement technique amputé…
Une équipe qui attend. Un calendrier qui n’attend pas.
Le MotoGP 2026 n’a même pas commencé que le champion du monde lutte déjà pour simplement être présent. Et cette fois, ce n’est plus une question de performance. C’est une question de durabilité physique.
La vraie question n’est plus : quand Martín reviendra-t-il ? Mais plutôt : combien de temps un corps peut-il encore encaisser ce niveau de sport extrême ? Et combien de saisons un champion peut-il perdre… avant que la carrière ne commence à s’éteindre plus vite que la légende qu’il était censé écrire.
































