Francesco Bagnaia est revenu sur le déclic psychologique qu’il a eu en fin de saison grâce à Valentino Rossi et son préparateur Carlo Casabianca.
On le sait, la saison 2025 a été particulièrement éprouvante pour Francesco Bagnaia. S’il n’a cessé de répéter tout au long de l’année qu’il ne doutait pas de ses capacités et qu’il n’était pas atteint psychologiquement, ses résultats tendaient à montrer le contraire avant qu’il ne semble passer un cap en fin de saison.
Malgré ses deux victoires au Japon et en Malaisie, il a vécu les pires Grands Prix de sa carrière, en se retrouvant dernier à plusieurs reprises. Pourtant, il ne semblait plus autant atteint qu’en début et milieu de saison.
En coulisses, il avait en effet commencé à changer d’état d’esprit, et ce grâce à deux piliers : Valentino Rossi, mentor de l’académie VR46 dont il fait partie et héros d’enfance, et Carlo Casabianca, son préparateur, qui a également suivi Rossi. Les deux hommes se sont rejoints dans leurs conseils, dont le plus important a permis à Bagnaia de provoquer un basculement.
« Ces derniers mois, mes deux modèles ont été Valentino et Carlo. Ils ont tous deux vécu toutes sortes de situations par le passé. Même Vale a traversé des moments difficiles, et Carlo était là pour lui. Ils m’ont dit d’être heureux et de profiter du moment présent, parce qu’on ne sait jamais », a-t-il déclaré en marge de la présentation officielle de l’équipe Ducati à Madonna di Campiglio.
« J’ai passé quatre saisons au sommet, et l’année dernière, je n’ai pas atteint ce que je voulais. Quand je terminais troisième ou quatrième, j’étais trop dur envers moi-même. Parfois, il faut se concentrer sur le positif et analyser les choses de plus près. Même si c’était difficile, je voulais gagner, et je ne pouvais pas. Je dois simplement rester plus calme et essayer de tirer le meilleur parti de la situation, même dans les moments difficiles. C’est ce sur quoi je travaille », a-t-il confié avant de développer.

« L’année dernière, il y a eu des moments où une troisième place m’a mis en colère. Quand on perd la valeur des résultats, on perd aussi le cap. Par exemple, en Argentine, j’ai terminé quatrième. C’était un bon résultat, parce que c’était le mieux que je pouvais faire. À la fin du championnat, j’aurais payé cher pour le refaire. Ça m’a empêché de bien travailler. Les équilibres évoluent très vite, et il faut savoir remettre les choses en perspective. »
Au-delà de ce déclic, Bagnaia a pris le temps de s’offrir une véritable coupure cette hiver, et continue désormais à appliquer cette philosophie, qu’il espère voir porter ses fruits cette saison.
« Il faut essayer de voir le bon côté des choses. Mes vacances avec ma femme m’ont permis de me ressourcer et, à mon retour, j’ai immédiatement repris l’entraînement en salle et analysé la situation. Par rapport aux autres années, j’ai essayé de déconnecter un peu plus et de prendre davantage le temps de réfléchir sur moi. Je sortais d’une année 2025 éprouvante et je n’avais pas l’habitude de me démener autant. Il était important de tout analyser et de comprendre comment m’améliorer », a-t-il ajouté.































