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Honda

À quelques semaines des premiers tours de roue de la Formule 1 version 2026, Honda sort du silence et frappe fort. Face à ce qu’il considère comme une faille réglementaire majeure sur les nouveaux moteurs hybrides, le constructeur japonais envoie un message sans détour à la FIA. En toile de fond : un avantage technique potentiellement décisif, et la menace d’un déséquilibre sportif dès l’ouverture de la saison. La bataille des moteurs est lancée.

Honda a soulevé une faille réglementaire qui met le feu au paddock

Le point de crispation est désormais connu de tous dans les coulisses de la F1. Le règlement 2026 plafonne le taux de compression des nouveaux V6 hybrides à 16:1, une valeur mesurée à température ambiante. Problème : rien ne verrouille clairement son comportement lorsque les températures augmentent en conditions réelles.

Selon plusieurs sources techniques, Mercedes et le duo Red Bull–Ford auraient identifié une zone grise permettant d’optimiser ce taux au-delà du cadre initialement prévu. À la clé, un gain estimé entre trois et quatre dixièmes au tour un gouffre en Formule 1 moderne, suffisant pour redessiner la hiérarchie dès Melbourne.

Président de Honda Racing, Koji Watanabe n’a pas mâché ses mots. Profitant de la présentation de la nouvelle unité de puissance développée pour Aston Martin, le dirigeant japonais a publiquement interpellé la FIA. Pour Honda, la situation est intenable : les règles existent, mais leur interprétation ouvre la porte à des dérives lourdes de conséquences.

Watanabe assume une ligne claire : respecter l’esprit du règlement tout en exigeant une clarification immédiate. Il reconnaît que les textes actuels laissent trop de place à l’interprétation, un terrain de jeu dangereux dans un sport où chaque détail technique peut faire basculer un championnat.

Honda n’est pas seul. Audi et Ferrari partageraient les mêmes inquiétudes et se prépareraient, eux aussi, à exiger des réponses rapides avant les essais de Barcelone. Le risque est évident : voir certains motoristes arriver avec une longueur d’avance impossible à combler sans refonte lourde, longue et coûteuse.

Dans un contexte où les cycles de développement moteur s’étalent sur plusieurs mois, toute décision tardive de la FIA pourrait figer l’avantage de certains acteurs pour l’ensemble de la saison.

Pour Honda, l’enjeu est d’autant plus stratégique que 2026 marque son grand retour officiel en F1, via un partenariat exclusif avec Aston Martin. Impossible d’accepter une entrée en scène biaisée par une lecture opportuniste du règlement. Le message est clair : soit la FIA tranche rapidement, soit le sport s’expose à une nouvelle guerre politique et technique.

À l’aube d’une ère censée réinitialiser la Formule 1, la menace d’un chaos réglementaire plane déjà. Et cette fois, Honda n’entend pas rester spectateur.

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