Le MotoGP ne veut plus seulement séduire les puristes européens. Il veut conquérir l’Amérique. Et pour ça, quoi de mieux que Harley-Davidson ? Après l’annonce du partenariat stratégique entre Dorna Sports et Harley-Davidson fin 2024, la machine se met réellement en marche : le MotoGP a dévoilé le format provisoire du week-end de la nouvelle Coupe du monde Harley-Davidson Bagger, qui fera ses débuts sur six manches du calendrier 2026. Oui, vous avez bien lu : des baggers dans le paddock MotoGP.
La catégorie ne sera pas un simple show d’exhibition. Elle aura son propre programme structuré.
Sur la majorité des circuits, le week-end se déroulera ainsi : deux séances d’essais libres de 20 minutes le vendredi, Qualifications de 20 minutes le samedi, Course 1 le samedi (7 ou 9 tours selon le circuit) et Course 2 le dimanche (7 ou 9 tours).
Un format compact, nerveux, pensé pour s’intégrer au programme MotoGP sans le ralentir.
Seule exception : le Grand Prix d’Italie, où essais et qualifications auront lieu le vendredi, et les deux courses le samedi.
Six Grands Prix sont ciblés. Ainsi ; la saison 2026 de la Coupe du monde Bagger se disputera lors du Grand Prix des Amériques, d’Italie, des Pays-Bas, de la Grande-Bretagne, d’Aragon et d’Autriche.
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Un pari stratégique majeur avec Harley-Davidson pour le MotoGP
Un mélange intelligent entre marchés traditionnels du MotoGP et territoires stratégiques pour Harley-Davidson.
L’objectif est clair : renforcer la présence du MotoGP aux États-Unis et ouvrir Harley au public européen.
Le MotoGP a également confirmé l’arrivée d’une nouvelle équipe : Niti Racing, formation indonésienne, qui rejoint la liste provisoire des engagés. A ce stade, les équipes annoncées sont : Niti Racing, Saddlemen Race Development, Garage Cecchini Racing, et Joe Rascal Racing. Cette dernière a même obtenu l’autorisation d’aligner trois pilotes en 2026.
La liste complète des pilotes sera révélée « dans les prochaines semaines ».
Ce projet dépasse largement la simple création d’une catégorie supplémentaire. Le MotoGP cherche clairement à élargir sa base de fans aux États-Unis, créer un pont culturel entre sport moto et culture custom américaine, offrir un spectacle radicalement différent dans le même week-end.
Des machines massives, du couple, du son, une esthétique brute… le contraste avec les prototypes MotoGP sera total. Et c’est précisément le but.
Certains puristes grincent déjà des dents. D’autres y voient un coup marketing brillant. Ce qui est certain, c’est que Liberty Media – désormais aux commandes – imprime déjà sa vision : diversification, spectacle, expansion internationale.
En 2026, le MotoGP ne sera plus seulement le sommet technologique de la moto. Il deviendra aussi une vitrine culturelle. Et Harley-Davidson compte bien en être la star américaine.
































