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redémarrage

La FIM a tranché. À partir de 2026, une moto immobilisée après une chute ne pourra plus être redémarrée sur la piste ou dans les dégagements. Elle devra obligatoirement être déplacée sur la voie de service avant toute tentative de remise en route. Une règle simple. Mais aux conséquences potentiellement énormes. Et Marc Marquez comme Francesco Bagnaia sont d’accord.

Le principe est clair : si le moteur cale après un accident, le pilote ne peut plus tenter de redémarrer là où il se trouve. L’objectif affiché par la FIM est limpide : minimiser l’exposition des commissaires de piste au danger. Ces dernières années, les images de commissaires intervenant en pleine trajectoire ou en bord de piste sous le regard de motos lancées à pleine vitesse ont alimenté les inquiétudes.

En 2026, le message sera net : pas de redémarrage improvisé en zone dangereuse. Attention toutefois : si le moteur tourne encore après la chute, le pilote pourra repartir immédiatement.

Marc Marquez, qui a souvent sauvé des courses après des chutes spectaculaires, ne conteste pas la mesure. « Je suis d’accord, car c’est la solution la plus sûre. »

Le champion espagnol insiste sur la précision du règlement : « j’ai lu qu’elle ne s’applique que si le moteur cale. Donc, en cas d’accident mineur et si le moteur ne cale pas, on peut reprendre la course. »

Il se souvient d’un épisode à Motegi où des commissaires avaient eu du mal à relancer sa moto après une chute.

« Il est vrai que parfois ce sera difficile pour les commissaires, mais si le règlement dit : “Si la moto s’arrête, vous ne pouvez pas remonter dessus”, alors c’est clair. C’est donc mieux pour tout le monde. »

M.Márquez chute en tête de la Tissot Sprint

Bagnaia ironise… mais approuve la nouvelle règle anti-redémarrage : « il est donc important d’essayer de maintenir le moteur en marche »

Francesco Bagnaia, lui aussi, soutient la mesure. Mais avec son humour habituel. « C’est un bon changement, je pense, pour la sécurité. Honnêtement, je n’ai jamais eu la même chance que Marc ; ma moto cassait toujours quand je tombais ! »

Derrière la plaisanterie, une réalité technique : Marquez a souvent réussi à repartir parce que son moteur restait en marche.

Bagnaia en tire une leçon stratégique : « je dois mieux agripper la moto. Mais c’est quelque chose que j’essaie d’apprendre. »

Il cite l’exemple de Jerez, où Marquez avait chuté avant de revenir marquer des points. « Il est donc important d’essayer de maintenir le moteur en marche. »

C’est là que la règle devient fascinante. En 2026, sauver sa course ne dépendra plus seulement du talent pour remonter en piste, mais aussi de la capacité à éviter que le moteur cale.

Cela pourrait influencer instinctivement la manière dont un pilote chute : tenter de retenir la moto plus longtemps, éviter d’actionner involontairement le coupe-circuit, limiter les dégâts mécaniques.

Mais le revers est évident : vouloir absolument garder le moteur en marche peut exposer à un risque physique supplémentaire.

Les équipes devront également adapter leur stratégie électronique pour réduire les coupures moteur automatiques après impact, sans compromettre la sécurité.

Jusqu’ici, certains pilotes , et notamment Marquez, ont bâti leur réputation sur leur capacité à sauver des points après une chute. Avec cette règle, les remontées héroïques pourraient devenir plus rares.

Un moteur calé signifiera la fin de la course. Le championnat pourrait donc devenir plus punitif. Plus brutal.

La FIM cherche un compromis : protéger les commissaires sans transformer la moindre chute en abandon automatique. La règle reste permissive si le moteur tourne. Elle est stricte s’il s’arrête.

C’est une ligne fine. Mais assumée. Marquez résume l’esprit : « c’est mieux pour tout le monde. »

En 2026, la gestion d’un accident ne sera plus seulement une question de réflexes. Ce sera une nouvelle dimension stratégique. Et en MotoGP, chaque détail compte.

 

 

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