Pedro Acosta est aujourd’hui la pièce maîtresse du mercato 2027. Et au centre de l’échiquier, un duel silencieux se dessine : Valentino Rossi contre… Ducati. Le prodige espagnol n’a jamais caché son intention de quitter KTM. Dès la mi-saison 2025, il avait tenté de forcer la sortie, avant que Dorna et la marque autrichienne ne verrouillent le dossier. Son contrat expire fin 2026, et tout indique qu’il portera du rouge en 2027. Reste une question : rouge usine ou rouge satellite ?
Selon Motorsport España, Pedro Acosta est la cible numéro un de Valentino Rossi pour reconstruire VR46 à l’ère du nouveau règlement 2027. L’équipe de Tavullia prévoit de se séparer de Fabio Di Giannantonio et Franco Morbidelli à l’issue de la saison 2026. Le projet est clair : repartir avec un duo jeune, ambitieux et capable d’incarner la nouvelle génération.
Acosta correspond parfaitement au profil. Jeune. Rapide. Charismatique. Et surtout, capable de gagner. Mais Rossi n’est pas seul sur le dossier…
À Borgo Panigale, l’idée fait son chemin : Pedro Acosta pourrait remplacer Francesco Bagnaia aux côtés de Marc Marquez. Certaines rumeurs vont même jusqu’à évoquer un accord déjà signé, hypothèse non confirmée mais révélatrice du climat actuel.
Si Ducati officialise Acosta pour l’équipe d’usine, VR46 perdrait immédiatement sa cible prioritaire. D’autant que son manager, Albert Valera, privilégie clairement un guidon officiel plutôt qu’un passage par une structure satellite. Autrement dit : si Acosta peut choisir, il choisira l’usine.

Le plan B de Rossi : Aldeguer et Alonso
Conscient du risque, Rossi a déjà préparé une alternative. Toujours selon Motorsport España, le plan B de VR46 repose sur un recrutement double : Fermin Aldeguer et David Alonso.
Aldeguer, actuellement chez Gresini, a impressionné dès sa première saison en MotoGP avec une victoire en Indonésie et un titre de Rookie de l’année. Initialement pressenti pour une Ducati d’usine en 2026, il a finalement vu la GP26 attribuée à Alex Marquez. Ducati souhaite néanmoins lui offrir un statut renforcé au sein d’une structure satellite de premier plan, et VR46 est candidate naturelle.
Le cas Aldeguer est d’autant plus intéressant qu’il avait été ciblé par VR46 avant son passage en MotoGP. Il avait refusé l’offre en 2024, préférant attendre une opportunité plus directe vers l’usine. Aujourd’hui, le contexte est différent : un projet 2027 ambitieux pourrait redevenir attractif.
À ses côtés, David Alonso représente le pari sur l’avenir. Le Colombien entamera sa deuxième saison en Moto2 en 2026 et figure sur les tablettes de Ducati pour un futur contrat MotoGP. VR46 pourrait devenir son tremplin.
Ce dossier révèle une réalité plus profonde : Ducati doit choisir entre consolider son équipe usine autour de Márquez et préparer l’après-Marquez.
Acosta représente la relève naturelle. Rossi, lui, voit en lui le leader idéal pour construire un projet à long terme autour de VR46. Mais si Ducati usine l’absorbe, VR46 devra accepter un rôle plus stratégique : développer la génération suivante plutôt que recruter la star du moment.
Avec le nouveau règlement technique, la grille 2027 sera un redémarrage stratégique. Les places se décideront bien avant le premier Grand Prix 2026, et les négociations sont déjà avancées.
Acosta incarne le pouvoir d’attraction maximal. Rossi veut l’avenir. Ducati veut le contrôle. Le jeune Espagnol, lui, veut gagner.
Et dans ce jeu-là, la structure qui lui offrira la trajectoire la plus directe vers le titre aura toujours l’avantage.
































