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Pecco Bagnaia

Pecco Bagnaia n’a pas choisi la surenchère pour aborder 2026. Après une saison 2025 frustrante, irrégulière, parfois incompréhensible, l’ancien double champion du monde préfère la retenue aux grandes déclarations. Mais derrière le ton mesuré, l’objectif est limpide : se rapprocher de Marc Marquez et, au minimum, lui compliquer sérieusement la tâche.

L’Italien arrivera aux essais officiels de Sepang avec une confiance retrouvée, nourrie par les sensations positives éprouvées lors du test de Valence en novembre. Ce jour-là, au guidon du prototype GP26, Bagnaia a entrevu quelque chose qu’il n’avait que trop rarement ressenti en 2025 : de la fluidité, du contrôle, une progression logique.

« Le prototype que j’ai essayé à Valence était bon. J’ai passé une bonne journée », a-t-il expliqué lors du lancement de l’équipe Ducati MotoGP. Il souligne d’ailleurs le contraste avec son week-end de course précédent : « Heureusement, nous avions la course deux jours auparavant. J’ai eu des difficultés pendant le week-end, mais lors des essais de mardi, je me sentais mieux et mon rythme s’améliorait. »

Ce rebond immédiat a compté. « J’ai donc beaucoup apprécié la moto. Le rythme était compétitif. Je ne pense pas que les ingénieurs aient changé grand-chose, ils ont simplement amélioré certains points qui me posaient problème durant la saison. » Sans entrer dans les détails techniques — « je ne peux pas entrer dans les détails car je ne les connais pas » — Bagnaia se dit « presque certain que la nouvelle moto sera compétitive ».

Pecco Bagnaia

Pecco Bagnaia : « il sera important d’être compétitif dès le départ et d’essayer de rattraper ce que j’ai perdu l’an dernier »

2025 a été cruel. Quatre victoires au compteur, mais surtout un sentiment persistant d’inconfort sur la GP25, là où Marquez semblait parfaitement synchronisé avec la machine. Plus inquiétant encore : l’incapacité à résoudre les problèmes de manière progressive. Les week-ends se sont transformés en montagnes russes. Sur les quatorze dernières courses, Bagnaia n’a marqué aucun point à dix reprises… tout en remportant trois des quatre autres. Une irrégularité incompatible avec une lutte pour le titre.

C’est précisément ce qu’il veut corriger. « J’aimerais simplement me battre davantage en championnat, pas comme l’an dernier, et avoir la possibilité de rendre la vie de Marc plus difficile, pas comme l’an dernier », admet-il avec franchise sur crash.net. L’objectif n’est pas d’annoncer une reconquête tonitruante, mais de rétablir un rapport de force.

Il sait aussi que la concurrence ne se limite pas à son coéquipier. « Beaucoup de pilotes sont rapides, il sera donc important d’être compétitif dès le départ, de se battre avec eux et d’essayer de rattraper ce que j’ai perdu l’an dernier. » Dans un paddock où les hiérarchies se resserrent et où 2027 plane déjà à l’horizon, chaque point comptera.

Avant Sepang (3–5 février), Bagnaia passera par Mandalika pour des séances d’entraînement Superbike avec ses partenaires de la VR46 Académie. Manière de se remettre en rythme, de retrouver des automatismes, et surtout de démarrer 2026 avec une base solide.

Pas de promesse spectaculaire donc. Mais une ambition claire, assumée et réaliste : redevenir un prétendant crédible. Et forcer Marc Marquez à regarder plus souvent derrière lui.

Francesco Bagnaia, Marc Marquez, lancement de la Ducati MotoGP 2026.

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