pub

Barcelone

La dernière journée du shakedown hivernal a pris des allures de manifeste. Sur le tracé du Circuit de Barcelona-Catalunya, Lewis Hamilton a établi la référence chronométrique, sans emphase mais avec une autorité qui n’a laissé personne indifférent. Plus que le temps pur, c’est la facilité apparente qui a frappé les observateurs.

Hamilton

Hamilton au volant de la Ferrari : déjà en ordre de marche

Au volant de la SF-26, Hamilton a déroulé un programme propre, ponctué de longs relais et d’attaques mesurées. La Ferrari a surtout affiché une exécution sereine : peu d’aléas, une lecture claire des priorités techniques et un rythme constant. À ce stade de l’hiver, cette stabilité pèse lourd.

Derrière, le paysage reste contrasté. Aston Martin a enfin validé une séance complète, essentielle pour lancer sa courbe d’apprentissage. D’autres équipes poursuivent leur collecte de données, preuve que la hiérarchie demeure malléable avant les essais officiels.

Un shakedown ne sacre personne, mais il dessine des lignes. Ferrari sort de Barcelone avec des certitudes, Hamilton avec une prise en main déjà aboutie. La suite dira si cette avance se confirme quand les programmes se durciront et que la pression montera.

Cette dernière journée de shakedown à Barcelone n’a pas seulement clos une semaine d’essais : elle a installé un climat. Celui d’une Formule 1 qui s’apprête à entrer dans une nouvelle ère, avec des repères encore fragiles mais des signaux déjà puissants. La performance vue en piste ne constitue ni un verdict ni une promesse gravée dans le marbre, mais elle agit comme un point de bascule psychologique. Dans le paddock, les chronos hivernaux sont toujours lus avec prudence, pourtant certains tours laissent une empreinte plus durable que d’autres.

Ferrari repart de Catalogne avec un capital confiance rarement observé à ce stade ces dernières années. La méthode, la discipline et la cohérence du programme ont compté autant que la vitesse pure. De son côté, Hamilton semble avoir trouvé très tôt ses marques, donnant l’image d’un pilote déjà tourné vers l’exploitation fine plutôt que la simple découverte. Un détail qui, à ce niveau, change souvent tout.

Pour les adversaires, le message est limpide : le temps des approximations touche à sa fin. Les prochains essais devront confirmer, corriger ou contredire ces premières impressions. Mais une chose est certaine : la saison 2026 ne débutera pas dans l’indifférence. Barcelone a ravivé l’appétit, aiguisé les rivalités et rappelé que, même en plein hiver, la Formule 1 sait déjà faire monter la pression .

Hamilton

Tous les articles sur les Pilotes : Lewis Hamilton

Tous les articles sur les Teams : Ferrari