Les premières lectures du shakedown de Barcelone convergent vers un même constat : Mercedes semble être l’écurie qui a le mieux absorbé le choc de la refonte réglementaire.

Mercedes impose son rythme, sans bruit mais avec autorité
Ferrari peut légitimement quitter la Catalogne avec un certain capital confiance, Lewis Hamilton ayant signé le meilleur temps cumulé des cinq journées. Mais à ce stade, ce chronomètre reste un signal faible. Faute de connaître les charges de carburant, les programmes pneus ou les véritables priorités de chaque équipe beaucoup n’ayant vu aucun intérêt à une vaine quête de performance brute, ce temps, aussi flatteur soit-il, ne démontre rien. D’autant qu’il restait à 4,802 secondes de la pole d’Oscar Piastri en 2025.
Là où Mercedes se distingue nettement, c’est ailleurs. Sur le terrain le plus révélateur de la pré-saison : le kilométrage. En trois jours seulement, l’écurie allemande a bouclé 502 tours, soit près de huit distances de course. Ferrari, son plus proche poursuivant, s’est arrêtée à 440 tours.
Ce chiffre mérite toutefois d’être contextualisé. Mercedes a soigneusement choisi ses journées d’essais et, contrairement à Ferrari, n’a pas roulé le mardi, journée intégralement perturbée par la pluie. Un choix stratégique qui pourrait, à terme, bénéficier davantage à Maranello… et à Red Bull, malgré l’accident d’Isack Hadjar ayant paralysé l’équipe autrichienne pendant deux jours un épisode à part entière.
Derrière ce duo de tête, Haas et Alpine ont également marqué des points. L’écurie française semble déjà récolter les fruits de son changement de motoriste. McLaren, fidèle à sa philosophie, a masqué son jeu, même si les champions du monde auraient préféré éviter le souci de système d’alimentation qui a immobilisé Oscar Piastri une bonne partie du jeudi.
Audi a progressivement repris le contrôle de son programme, tandis que Cadillac continue d’avancer méthodiquement, sans brûler d’étapes. Quant à Aston Martin, seul le camp de Silverstone saura dire si ces 66 tours avaient une réelle valeur technique ils offrent en tout cas un premier point de référence à Adrian Newey.
Kilométrage d’essais par équipes :
| Équipe | Tours | Miles | Km |
| Mercedes | 502 | 1452,7 | 2337,8 |
| Ferrari | 440 | 1273,3 | 2049,1 |
| Haas | 387 | 1119,9 | 1802,3 |
| Alpine | 349 | 1009,9 | 1625,3 |
| Racing Bulls | 319 | 923,1 | 1485,6 |
| Red Bull | 303 | 876,8 | 1411,1 |
| McLaren | 291 | 842,1 | 1355,2 |
| Audi | 240 | 694,5 | 1117,7 |
| Cadillac | 165 | 477,5 | 768,4 |
| Aston Martin | 66 | 191,0 | 307,4 |
Côté motoristes, l’étoile à trois branches confirme sa solidité. Les voitures propulsées par Mercedes ont cumulé 1 142 tours, contre 992 pour Ferrari. Sans Williams tout comme Ferrari, Mercedes n’alimentait que trois équipes, mais Alpine a largement contribué à ce total.
Pour une première apparition, Red Bull Powertrains peut se satisfaire de ses 622 tours. Avec seulement deux équipes motorisées, cela les place juste derrière Ferrari en moyenne kilométrique. Audi progresse, Honda reste en observation.
Kilométrage d’essais par motoriste
| Motoriste | Tours | Miles | Km |
| Mercedes | 1142 | 3304,7 | 5318,3 |
| Ferrari | 992 | 2870,6 | 4619,7 |
| Red Bull | 622 | 1799,9 | 2896,6 |
| Audi | 240 | 694,5 | 1117,7 |
| Honda | 66 | 191,0 | 307,4 |
Il reste encore un chemin long très long avant Melbourne. Mais une chose est sûre : l’équipe Mercedes avec à sa tête Toto Wolff et ses hommes ont probablement trouvé le sommeil plus facilement que leurs rivaux ces derniers jours.
































