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Horner

Écarté brutalement de Red Bull après plus de vingt ans à sa tête, Christian Horner assume aujourd’hui un sentiment d’inachevé. Sans urgence, mais avec une ambition intacte, l’ancien patron emblématique de la Formule 1 laisse clairement la porte entrouverte à un retour… sous conditions.

Christian Horner

Christian Horner : « Cela ne s’est pas terminé comme je l’aurais souhaité »

Longtemps resté à l’écart depuis son départ soudain de Red Bull Racing, Christian Horner a choisi de s’exprimer publiquement pour la première fois. À 52 ans, celui qui a façonné l’ère moderne de Red Bull reconnaît que la page s’est tournée trop abruptement à son goût.
« J’ai le sentiment d’avoir une mission inachevée en Formule 1. Cela ne s’est pas terminé comme je l’aurais souhaité », confie-t-il, mettant des mots sur un départ encore difficile à digérer.

Remplacé dans l’urgence par Laurent Mekies, Horner a vu s’achever plus de deux décennies de succès, de titres mondiaux et de domination technique. Un choc personnel autant que professionnel, qui a immédiatement nourri les spéculations sur son avenir.

Ferrari, Cadillac, Haas… les rumeurs ont fleuri, mais c’est surtout du côté d’Alpine F1 Team que son nom revient avec insistance. Sa proximité avec Flavio Briatore, aujourd’hui conseiller exécutif à Enstone, alimente l’hypothèse d’un retour par la grande porte, possiblement avec un rôle capitalistique.

Horner, lui, se montre clair : « Je ne reviendrai pas pour n’importe quoi. Je ne reviendrai que pour quelque chose qui peut nous permettre de gagner. » Une déclaration qui en dit long sur ses exigences et sur l’absence totale de nostalgie mal placée.

S’il admet que le paddock, les équipes et l’adrénaline du quotidien lui manquent, Horner refuse toute précipitation. « Je n’irai pas dans le paddock sans objectif précis. Je pourrais arrêter maintenant, je n’ai rien à prouver », affirme-t-il, rappelant une carrière déjà hors normes.

Rencontré récemment à Paris lors d’un échange avec le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, Horner se projette davantage comme associé que comme simple salarié.
Le message est limpide : Christian Horner n’a pas quitté la Formule 1. Il attend simplement que la Formule 1 lui donne une raison de revenir.

 

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