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Les previews de la saison 2026 sont officiellement lancées ! Alors que le paddock MotoGP s’agite à Sepang, entre essais et rumeurs de transferts aussi folles les unes que les autres, il ne faut pas oublier les deux autres cylindrées. Aujourd’hui, je vais vous parler Moto3, la catégorie phare des jeunes loups. Qui a le plus de chances de s’imposer ? Qui risque le plus gros ? C’est parti !

 

L’ère des spécialistes à son apogée

 

Chaque année, le plateau Moto3 se renforce en talent. Ça paraît difficile à croire, mais c’est pourtant vrai. Certaines mesures ont contribué à la professionnalisation de la grille, jusqu’à ce que ses pilotes, qui n’ont toujours connu que des Moto3, en deviennent de véritables spécialistes. Cela pose problème pour l’accession au Moto2 et au MotoGP, mais nous en avons déjà beaucoup parlé.

De ce fait, l’année 2026 sera l’une des plus fournies en « talents Moto3 », soit des jeunes loups qui ont excellé en catégories inférieures. Je ne sais même pas où donner de la tête à l’évocation des patronymes engagés, c’est terrible.

 

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Ici Alvaro Carpe, l’un des favoris, avec son ancien coéquipier José Antonio Rueda. La génération dorée. Photo : Ajo

 

Du côté des rookies, je voudrais attirer votre attention sur Brian Uriarte, vainqueur de la MotoGP Red Bull Rookies Cup 2025 et du FIM JuniorGP 2025. Auparavant, personne n’espérait faire le doublé, mais c’est devenu monnaie courante depuis 2022. Uriarte a plus ou moins écrasé les deux championnats, et sera, bien sûr, accueilli en mondial par Red Bull KTM Ajo, la meilleure équipe Moto3 depuis la création du championnat en 2012. Attendez-vous donc à des performances hallucinantes de la part de l’Espagnol, qui suivra, sans doute, les pas de ses prédécesseurs – Rueda, Piqueras, Carpe, et Acosta. À savoir qu’il a pris part à quatre courses en 2025, et s’était montré assez rapide en Malaisie.

Au delà des rookies, ceux qui vont animer cette année étaient déjà présents en 2025, c’est une certitude. Pour moi, les prétendants à la couronne seront : Maximo Quiles, sans doute le favori pour le titre mondial, chez Aspar, et Alvaro Carpe, chez Ajo.

 

Ils n’ont pas le choix

 

Sur cette grille, j’ai identifié deux pilotes pour qui le temps est compté. En effet, Adrian Fernandez, chez Honda Leopard Racing, et David Munoz, chez IntactGP, ont déjà eu beaucoup d’occasions de briller mais n’ont jamais répondu à l’appel. Les deux sont très rapides – surtout Munoz, et les deux sont largement capables d’aller chercher des poles et des victoires sur toute la saison. Mais les deux devront franchir un cap pour jouer le titre mondial. Certes, ils sont tous deux assez jeunes dans l’absolu, mais tout va très vite en Moto3. Peut-on avoir un matériel performant, trois, quatre, voire cinq ans, ne toujours pas compter parmi les favoris et quand même avoir la confiance de toutes les équipes ? Je pense honnêtement que nous ne sommes pas loin d’une dernière chance en Moto3 pour les deux, d’autant plus que cet « avertissement » est aussi à prendre sur le plan du comportement pour David Munoz.

 

Ils peuvent faire la surprise

 

J’ai également identifié un important nombre d’outsiders. Commençons par Joel Kelso. D’un côté, il est très régulier, et, oui, il était dans la course au top 5 pendant un long moment en 2025. Mais de l’autre, je n’y crois guère, parce qu’il n’a pas la vitesse de ses rivaux, d’une part, et parce qu’il n’a pas leur matériel non plus. On pourrait croire qu’en Moto3, une catégorie très serrée, le talent seul prime, mais en réalité, c’est bien la classe la plus souvent dominée par les mêmes équipes. Si l’on s’intéresse à son histoire, tous les pilotes titrés depuis 2012 pilotaient soit pour Ajo, Leopard, Gresini, ou Aspar. Deux exceptions subsistent : Maverick Vinales, en 2013, mais son équipe était tout de même très performante à l’époque, tout comme Alex Marquez, en 2014, chez Estrella Galicia 0,0, team de pointe.

 

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David Munoz est lié à IntactGP pour plusieurs années, mais ils essaieront sans doute de le faire passer en Moto2 si ça ne marche pas en 2026. Photo : David Munoz

 

En Moto3, actuellement, il n’y a que deux motos différentes, et celle qu’il faut avoir est indéniablement la KTM. Chez Honda, seule la moto employée par Leopard Racing est performante, et ce n’est pas celle dont disposera Joel Kelso, qui évoluera chez Gryd – MlaV Racing. Pour la faire courte, je n’y crois pas.

Ensuite, chez Leopard, justement, on retrouvera Guido Pini, le rookie qui avait fait sensation en 2025. Il a beaucoup de talent, certes, mais lui aussi roule une Honda et je crois que c’est là un handicap trop important pour soulever la couronne. Certes, Jaume Masia a été titré au sein de la formation luxembourgeoise en 2023, mais, depuis la dernière évolution de la KTM (début 2024), elle n’est que très peu inquiétée.

Si David Almansa, Ryusei Yamanaka ou Joel Esteban peuvent tous chatouiller les favoris, je pense que le principal outsider, cette année, sera l’Argentin Valentin Perrone, chez KTM Tech3. Il avait crevé l’écran en 2025, et lui aura la bonne moto pour aller chercher des victoires.

 

L’heure du pronostic !

 

Bon, il est l’heure de se mouiller. Même si j’ai du mal à me prononcer sur la question Munoz, j’imagine que le titre va se jouer entre Maximo Quiles et Alvaro Carpe, comme dit précédemment. Le truc, c’est qu’en Quiles, je vois un pilote de la trempe d’Acosta et d’Alonso. Carpe ne me semble pas être de ce niveau pour l’instant, mais je peux me tromper. Chez Aspar, Quiles peut carrément écraser l’année comme l’a fait son prédécesseur colombien, c’est pourquoi il a ma faveur.

Selon vous, qui va s’imposer ? Dites-le-moi en commentaires !

Pour rappel, cet article ne reflète que la pensée de son auteur, et pas de l’entièreté de la rédaction.

 

Moto3 Hongrie Course

Maximo Quiles, mon favori. Photo : Aspar

 

Photo de couverture : Leopard Racing

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