Après le problème technique rencontré sur la M1 de Fabio Quartararo, Yamaha a pris la décision de ne faire rouler aucun pilote ce mercredi à Sepang.
Coup de tonnerre chez Yamaha ! Le constructeur japonais n’a fait rouler aucun de ses pilotes aujourd’hui après avoir détecté un problème sur la moto de Fabio Quartararo hier. Lorsque ce dernier avait repris la piste l’après-midi après sa chute du matin, il avait rencontré un souci qui l’avait immobilisé et celui-ci inquiète suffisamment Yamaha pour avoir pris la décision de n’envoyer aucun pilote en piste ce mercredi.
« J’espère que ce test n’est pas fini. Nous sommes en contact avec le Japon et nous effectuons encore des contrôles. Nous devons recueillir toutes les informations. Si demain nous pouvons retourner en piste en toute sécurité nous le ferons, autrement nous prendrons une décision en conséquence », a expliqué Max Bartolini, le directeur technique, à GPOne.
« La moto pourrait s’arrêter à des points complexes de la piste, par exemple en ligne droite. Pour une question de sécurité des pilotes, les nôtres mais aussi les autres, nous avons décidé de vouloir bien comprendre quel est le problème avant de retourner en piste. C’est pour cette raison que nous avons décidé de ne pas rouler. »
« Nous savons quel est le problème, nous cherchons ce qui l’a causé. Nous avons une idée, mais nous avons besoin d’une confirmation de la part de l’usine. C’est la première fois que cela arrive, c’est pourquoi il faut plus de temps pour avoir la confirmation. »
Après un Shakedown productif la semaine dernière, ce premier test officiel de 2026 avec l’ensemble du plateau se révèle être bien plus chaotique pour Yamaha. Hier déjà, Fabio Quartararo a annoncé qu’il ne poursuivrait pas les deux autres journées après s’être fracturé le doigt lors d’une chute à haute vitesse. Le Français est rentré en Europe ce mercredi pour passer des examens complémentaires.

Mais désormais, c’est l’ensemble de ses pilotes qui est contraint de ne pas rouler. Max Bartolini a rappelé que cette nouvelle M1, équipée pour la première fois du moteur V4, n’était encore qu’à ses balbutiements et qu’il allait falloir du temps avant que l’équipe technique la maîtrise de bout en bout.
« La moto est seulement au début de son développement. Actuellement nous sommes plus faibles que nos rivaux mais c’était prévu. J’aurais été surpris du contraire. Ça aurait été mieux de ne pas avoir de problèmes, mais nous avons bien profité du Shakedown. Notre programme consistait à mieux régler la moto, qui est nouvelle pour tout le monde, pour les pilotes et pour nous. Nous avons essayé énormément d’éléments et ce n’était pas facile de se concentrer sur les chronos. Lors de ces deux jours, nous aurions dû trouver la base, mais la majeure partie du travail a déjà été faite », a-t-il poursuivi.
« C’est aussi pour ça que cet arrêt a été plus facile à accepter pour les pilotes, il a été fait dans l’intérêt de tous. Nous n’avons pas d’historique et d’expérience avec cette moto. Les pilotes doivent aussi s’habituer à elle, il faut du temps. Nous aussi, en tant que techniciens, nous devons apprendre. Nous avons perdu toute possibilité de le faire aujourd’hui, mais ça fait partie du jeu. Pour le début du championnat, ce sera facile à résoudre, nous verrons si nous réussirons à le faire déjà entre aujourd’hui et demain. »
Si l’origine du problème n’est pas trouvée d’ici demain, cela pourrait donc être la fin du test de Yamaha, qui ne reviendrait en piste que pour le dernier test de pré-saison, en Thaïlande les 21 et 22 février.































