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Jorge Martin

Il n’a pas tourné à Sepang. Il n’a pas enchaîné les simulations comme ses rivaux. Pourtant, samedi soir, sous les lumières de Kuala Lumpur, Jorge Martin a capté toute l’attention. Ce n’était qu’une démonstration. Quelques tours dans les rues de la capitale malaisienne, au guidon de l’Aprilia RS-GP 2026. Mais dans le contexte actuel, chaque apparition de l’Espagnol vaut bien plus qu’un simple exercice promotionnel.

Après une saison 2025 brisée par les blessures, sept manches seulement, deux opérations supplémentaires en décembre restées discrètes, son retour sur une MotoGP, même symbolique, avait valeur de déclaration.

Présent à Kuala Lumpur pour le lancement officiel d’Aprilia Racing, Martin a savouré l’instant. Il n’a pas roulé comme un pilote convalescent, mais comme un compétiteur qui veut rappeler qu’il est toujours là. « Au premier virage, j’ai dû accélérer à fond, sinon j’aurais de nouveau chuté. »

La phrase a déclenché quelques sourires, mais elle résume aussi la situation : l’équilibre reste fragile, la confiance se reconstruit à chaque coup de gaz.

Jorge Martin : « Marco Bezzecchi me montrait les trajectoires »

À ses côtés, Marco Bezzecchi lui montrait les trajectoires : « Marco me montrait les trajectoires, et c’était une bonne balade. »

Image presque symbolique : Bezzecchi installé dans le projet, Martin en phase de reconquête. Deux dynamiques qui pourraient diverger dès 2027.

La Malaisie n’est pas un circuit neutre pour lui. « J’ai remporté le championnat du monde 2018 ici en Malaisie. »

Le souvenir du titre Moto3 flotte encore dans l’air humide de Sepang. Revenir ici pour relancer une saison, après des mois de doutes physiques, ressemble à un clin d’œil du destin.

« Je ne pense donc pas qu’il existe un meilleur endroit pour débuter la saison 2026 et pour piloter à nouveau une MotoGP. » Il parle de début. Le paddock, lui, murmure déjà la suite.

Depuis plusieurs semaines, son nom circule avec insistance du côté de Yamaha Factory Racing. Un possible transfert qui rebattrait totalement les cartes du marché.

Dans le même temps, Aprilia a sécurisé Bezzecchi pour deux saisons supplémentaires, signe que le constructeur de Noale prépare déjà l’après.

Et un autre nom flotte dans l’air : Francesco Bagnaia. Les éloges publics de Massimo Rivola sur son rythme de course à Sepang n’ont rien d’anodin. En MotoGP, les compliments sont rarement innocents.

Cette apparition à Kuala Lumpur n’était pas qu’un instant glamour au coucher du soleil. Elle était un signal.

Martin a voulu montrer qu’il peut de nouveau monter sur la moto, accélérer fort, sourire devant les caméras. Il a voulu rappeler qu’il reste une valeur majeure du plateau, malgré une saison écourtée et des rumeurs insistantes.

La vraie question n’est peut-être plus seulement de savoir s’il sera prêt pour Buriram. La vraie question est de savoir qui construira son avenir.

Sous les tours illuminées de Kuala Lumpur, Jorge Martin n’a pas seulement effectué quelques tours de démonstration. Il a remis la machine en marche, physiquement, sportivement, stratégiquement.

Et dans ce MotoGP où tout va plus vite que jamais, parfois, il suffit d’un simple coup de gaz pour relancer une carrière.

Jorge Martin

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