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Ducati

Avec la blessure de Fermin Aldeguer, Franco Morbidelli s’est retrouvé seul représentant Ducati “satellite” en piste à Sepang, face aux GP26 d’usine. Normalement, les équipes satellites roulent avec la moto d’usine de l’année précédente. En théorie, Morbidelli et Aldeguer auraient donc dû disposer d’une GP25…

Mais voilà le problème : si la GP25 a sublimé Marc Marquez, elle a déstabilisé Francesco Bagnaia… et le coéquipier VR46 de Morbidelli, Fabio Di Giannantonio.

D’où une question simple : pourquoi ne pas revenir à la GP24, plus polyvalente, pour la dernière saison des 1000 cc ?

Le chef mécanicien Matteo Flamigni avait lâché cet hiver : « Franco conservera la moto de l’année dernière. » VR46 a ensuite temporisé : « il est inutile de parler de chiffres, ce sera le meilleur modèle non d’usine. »

Puis Morbidelli a enfoncé le mystère : « je n’appellerais pas ma moto une GP25. Je ne sais pas qui vous a dit que j’utilisais une GP25. »

Et quand on lui demande si c’est une GP24 ? « Comme je l’ai dit l’autre jour, c’est un mélange des éléments que tous les pilotes Ducati préféraient. »

Et il ajoute, presque ironique : « je ne sais pas s’il est correct de l’appeler GP25, GP26, GP24.2, GP24.9 ou autre. » Le message est clair : ce n’est pas une GP25 “pure”.

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Ducati a écouté ses pilotes

Morbidelli insiste sur crash.net : « Ducati est un constructeur tellement performant qu’il peut fournir aux pilotes tout ce qu’ils désirent. Alors ne croyez pas que ma moto soit… la moto que Pecco n’a pas aimé l’année dernière. »

Autrement dit : Ducati a pioché dans ce qui fonctionnait le mieux, probablement des éléments GP24 combinés à certaines évolutions.

Septième au classement combiné, deuxième meilleur temps le jour 2 : Morbidelli a montré de la vitesse. « Si je dois vous donner mon ressenti, je dirais que j’étais en fait plus rapide que lors du week-end de course de l’année dernière. »

« Nous avons travaillé très dur… je pense que nous avons bien réglé nos problèmes de base. » Il admet toutefois : « l’écart par rapport à Alex est encore un peu trop important, quatre dixièmes et demi. » La référence, c’est bien Alex Marquez.

Avec le passage aux 850 cc en 2027, Ducati semble avoir choisi la sécurité : consolider les bases éprouvées plutôt que forcer une évolution risquée. Morbidelli, lui, paraît serein : « la vitesse est bonne et les sensations, ce qui est plus important, sont bonnes. »

La dernière répétition générale aura lieu à Buriram les 21 et 22 février. Reste à savoir si cette “GP24.9” est un simple compromis… ou la vraie solution que Bagnaia aurait aimé avoir l’an dernier.

Fabio di Giannantonio et son coéquipier Franco Morbidelli, Sepang MotoGP Test 2026 (Gold&Goose).

 

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