La guerre des moteurs est officiellement relancée en Formule 1. À quelques semaines du premier Grand Prix de la saison, Red Bull Racing sort du bois et pousse la FIA dans ses retranchements. En ligne de mire : Mercedes, accusée de tirer parti d’une faille réglementaire aussi subtile qu’explosive.
FIA : Red Bull en éclaireur… et lanceur d’alerte
Pour la première fois, la FIA a admis publiquement l’existence d’un problème. Par la voix de Nikolas Tombazis, l’instance reconnaît que certaines équipes pourraient exploiter les règles actuelles sur le taux de compression des moteurs, mesuré à température ambiante… et non en conditions réelles de fonctionnement.
Selon plusieurs sources, Red Bull aurait
été la première équipe à identifier cette “astuce”, après avoir
recruté des ingénieurs issus du département moteur
Mercedes. Un détail loin d’être anodin.
L’équipe de Milton Keynes se retrouve aujourd’hui en position de
force pour contester un système qu’elle estime biaisé et
potentiellement contraire à l’esprit du règlement
Chez Aston Martin, Adrian Newey n’a pas mâché ses mots. Le génie de l’aérodynamique vise à la fois Mercedes et la FIA, laissant entendre que le dossier est loin d’être clos : « Nous verrons comment cela se déroule… »
Une phrase courte, mais lourde de menaces techniques.
Face à cette situation, Audi, Ferrari et Honda
font bloc. Leur demande à la FIA est
claire : changer la méthode de mesure, et évaluer les
performances moteur en fonctionnement réel, pas en laboratoire.
Un ajustement qui pourrait rebattre totalement les cartes… et
remettre en cause les avantages actuels de certains motoristes.
À l’approche du Grand Prix d’Australie, la pression est maximale et la FIA se retrouve dos au mur. Intervenir maintenant, c’est risquer un séisme politique. Ne rien faire, c’est laisser planer le soupçon d’une Formule 1 à deux vitesses.
La bataille est lancée. Red Bull a allumé la mèche, Newey souffle sur les braises, et la FIA se retrouve au cœur d’un affrontement qui pourrait marquer toute la saison 2026.
Une chose est sûre : la guerre des moteurs ne fait que commencer.


































