pub

Verstappen

À Sakhir, une petite révolution technique s’est jouée au virage 10. Après l’avoir vue exécutée avec autorité par Max Verstappen et optimisée par Red Bull Racing, la technique du rétrogradage jusqu’en première vitesse s’est propagée comme une traînée de poudre lors du deuxième matin d’essais. Objectif : maximiser la récupération d’énergie au freinage et recharger la batterie plus efficacement.

Verstappen

Copier Verstappen?..mais jusqu’où?

Le principe est simple sur le papier : descendre un rapport de plus, accepter un régime moteur élevé, exploiter la stabilité arrière… et transformer l’agressivité en performance. Dans les faits, c’est un numéro d’équilibriste. La voiture doit encaisser le choc sans bloquer les roues arrière, et le pilote doit dompter une réaction dynamique que l’on a longtemps cherché à éviter. A l’instar de Verstappen, les autres pilotes se sont tentés ou pas à tester cette manoeuvre pointue et fine à la fois…

Carlos Sainz Jr., désormais chez Williams Racing, ne s’en cache pas : « Nous regardons ce que font les autres, nous essayons de copier… et si nous ne faisons pas pareil, c’est pour une raison. »

Traduction : les données GPS circulent, les comparaisons aussi. Si Red Bull recharge et déploie l’énergie à un rythme supérieur, le paddock s’adapte.

Chez Audi F1 Team, l’essai fut plus heurté : rétrogradages plus brusques, train arrière instable, sensation de chaos. Même constat du côté des Racing Bulls avec Liam Lawson, moins à l’aise que Verstappen dans l’exercice.

La surprise vient de Lando Norris : à bord de sa McLaren, il enchaîne les tours en première avec une fluidité impressionnante, y compris en simulation qualif. La monoplace paraît digérer la contrainte. Les équipes clientes Mercedes ont aussi testé l’approche de Verstappen, tandis que l’écurie officielle restait immobilisée.

Chez Alpine F1 Team, Pierre Gasly a multiplié les passages en première, fidèle à une philosophie déjà explorée l’an dernier. Ferrari, en revanche, a davantage temporisé : Charles Leclerc n’a tenté l’expérience qu’à dose mesurée.

Alexander Albon résume l’évolution : « C’est peu orthodoxe. Mais on l’a travaillé au simulateur tout l’hiver. En arrivant sur le circuit, on sait déjà quoi faire. »

Reste la vraie question : si certains n’imitent pas Verstappen, est-ce par choix stratégique… ou par incapacité technique ? À Bahreïn, la “première agressive” n’est plus une curiosité. C’est peut-être le premier indice d’une hiérarchie énergétique en train de naître.

 

Verstappen

 

 

 

 

 

 

Tous les articles sur les Pilotes : Max Verstappen

Tous les articles sur les Teams : Red Bull