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Fermin Aldeguer

Il y a quelques mois à peine, Fermin Aldeguer apparaissait comme l’héritier naturel d’un éventuel départ de Francesco Bagnaia chez Ducati. En novembre, lors des essais post-saison à Valence, Matt Birt évoquait même un candidat « très probablement » idéal pour remplacer l’Italien si le guidon rouge venait à se libérer en 2027. Et puis, tout s’est accéléré…

Début 2026, Aldeguer chute à l’entraînement et se fracture le fémur. Une blessure lourde, qui le prive des essais de présaison et du Grand Prix de Thaïlande. Quelques jours plus tard, une autre nouvelle tombe : Ducati aurait retiré son nom de la liste prioritaire pour 2027.

Dans le même temps, Pedro Acosta avance ses pions. L’accord avec Ducati semble quasiment scellé. Pour Aldeguer, Murcien comme lui et rival de longue date, la pilule est difficile à avaler.

Sous contrat avec Ducati via Gresini Racing, Aldeguer a pourtant livré une saison rookie plus que solide : victoire en Thaïlande, six podiums, et un titre de rookie de l’année.

Certes, la supériorité de Ducati a joué en sa faveur face à Ai Ogura ou Somkiat Chantra sur des machines moins compétitives. Mais il a dépassé les attentes.

Malgré cela, Ducati a refusé de lui attribuer du matériel usine pour 2026. C’est son coéquipier Alex Marquez qui a été récompensé après sa deuxième place au championnat. Un signal qui, en interne, n’est pas anodin.

Jeunes espagnols : Pedro Acosta et Fermin Aldeguer (à droite)

Si Acosta signe, que reste-t-il ? Une situation amère… et instable pour Fermin Aldeguer

Selon plusieurs sources allemandes, si Acosta officialise son arrivée, conserver Aldeguer pourrait devenir extrêmement compliqué.

Luigi Dall’Igna l’a pourtant qualifié d’« avenir » de Ducati. Mais l’avenir peut attendre. Le présent, lui, semble s’écrire autour du duo Marc Marquez – Pedro Acosta.

Aldeguer pourrait patienter jusqu’à l’après-Marquez, espérant qu’un guidon rouge se libère plus tard. Mais si le jeune Espagnol se sent snobé, le risque de départ est réel. Aprilia, Honda ou Yamaha surveillent attentivement la situation.

Un transfert interne vers VR46 Racing Team apparaît comme l’option la plus cohérente. Valentino Rossi apprécierait son profil, et Ducati pourrait ainsi garder son joyau sous contrôle.

Certaines projections, comme celle de Jack Appleyard de motogp.com, imaginent Aldeguer chez VR46 aux côtés de Nicolo Bulega, tandis que Fabio Di Giannantonio et Joan Mir reformeraient une nouvelle structure Gresini. Mais ce scénario reste fragile.

Le paradoxe est cruel : Aldeguer est déjà sous contrat Ducati Corse, dispose d’une option pour du matériel équivalent usine, et possède – contrairement à Acosta – une victoire MotoGP à son actif. Pourtant, il reste à la porte de l’équipe officielle.

Si Acosta rejoint Ducati et qu’Alex Marquez part vers KTM, l’équilibre interne sera bouleversé. Dans ce jeu de chaises musicales, Aldeguer pourrait se retrouver coincé entre promesses et réalités stratégiques.

Le danger est réel. Des places d’usine demeurent théoriquement ouvertes chez Aprilia, Honda et Yamaha, mais rien n’est encore formalisé. Tout dépendra d’abord des signatures majeures : Marc Marquez, Alex Marquez et Pedro Acosta.

Une fois ces dossiers tamponnés, l’avenir de Fermin Aldeguer deviendra enfin prioritaire. D’ici là, le prodige espagnol devra patienter. Et prouver, dès son retour de blessure, qu’il mérite bien plus qu’un rôle secondaire dans l’empire rouge.

Fermin Aldeguer

 

 

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