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Aston Martin

La révolution technique de 2026 devait marquer l’entrée d’Aston Martin dans une nouvelle ère. Avec l’arrivée d’Adrian Newey et le soutien officiel de Honda, l’AMR26 était annoncée comme une monoplace capable de bouleverser la hiérarchie. Mais à quelques semaines du Grand Prix d’Australie, le discours a radicalement changé : l’inquiétude remplace l’optimisme.

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Une Aston Martin 2026 encore en phase critique

Selon les premiers retours des essais, Aston Martin accuserait un retard massif sur les leaders. Lance Stroll lui-même a évoqué un écart pouvant atteindre quatre secondes, voire davantage. Un chiffre qui, en Formule 1 moderne, n’est pas simplement préoccupant… il est potentiellement éliminatoire.

Au-delà de la performance pure, un danger bien plus sérieux plane sur Fernando Alonso et son coéquipier : la règle des 107 %. Inscrite dans le règlement sportif, elle impose à chaque pilote de signer un chrono inférieur à 107 % du meilleur temps de la Q1 pour être autorisé à prendre le départ.

Concrètement, si la pole à Melbourne se situe autour de 1:15.000, la limite couperet tomberait aux alentours de 1:20.250. Une marge qui peut sembler large sur le papier, mais qui devient soudainement critique si l’écart réel dépasse les quatre secondes observées lors des tests hivernaux.

Comme l’a reconnu Lance Stroll : « Nous avons encore beaucoup de travail, l’écart est plus important que prévu. »

Le problème ne se limite pas à la vitesse pure. Aston Martin a bouclé un kilométrage limité durant les essais, freinée par des anomalies de données moteur et des difficultés d’équilibre. L’intégration entre le châssis très agressif conçu sous l’influence de Newey et l’unité de puissance Honda semble encore loin d’être optimale.

Ce manque de roulage est particulièrement inquiétant dans une saison marquée par une refonte technique majeure, où la compréhension des nouveaux groupes propulseurs hybrides est essentielle. Chaque tour perdu en essais se paie cash en performance brute

Fernando Alonso, fidèle à son calme légendaire, refuse toutefois d’alimenter la panique. L’Espagnol rappelle que les projets de Newey ont souvent connu des débuts complexes avant de devenir dominants. Mais en Formule 1, le temps est un luxe rare.

Les commissaires peuvent accorder une dérogation en cas de rythme jugé suffisant lors des essais libres, mais devoir dépendre d’une décision exceptionnelle serait un signal extrêmement négatif pour une équipe visant le sommet.

Si les écarts observés à Bahreïn se confirment en qualifications à Melbourne, Aston Martin ne jouerait plus seulement le podium ou le top 10. Elle pourrait tout simplement jouer sa place sur la grille. Et pour une structure aux ambitions de titre, une élimination à cause des 107 % serait une humiliation retentissante dès la première course de la nouvelle ère.

 

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