Fraîchement promu chez Red Bull aux côtés de Max Verstappen, Isack Hadjar ne cache pas ses ambitions pour 2026. À seulement 21 ans, le Français veut briser la malédiction des seconds pilotes de l’écurie et s’attaque d’emblée à l’objectif ultime : la victoire en Grand Prix.

Hadjar où une promotion sous pression dans l’ombre de Verstappen
En succédant à Yuki Tsunoda après une saison 2025 compliquée pour le Japonais, Isack Hadjar hérite d’un baquet aussi prestigieux qu’exigeant à Milton Keynes. L’histoire récente de Red Bull est claire : plusieurs coéquipiers de Max Verstappen ont peiné à suivre le rythme, souvent jusqu’à voir leur avenir compromis.
Conscient du défi, le Français a utilisé les essais de pré-saison à Barcelone puis à Bahreïn pour s’adapter rapidement à l’environnement Red Bull et à une monoplace réputée pointue.
Loin d’adopter un discours prudent, Hadjar affiche une ambition directe et assumée :
« Cette première victoire en course est dans l’objectif, ce serait formidable », a-t-il déclaré aux médias.
Une déclaration forte pour un rookie promu dans l’équipe championne du monde, et qui traduit une volonté claire de ne pas se contenter d’un rôle d’équipier.
Le Français va même plus loin dans ses attentes techniques :
« J’aimerais voir notre voiture progresser plus vite que celles des autres équipes. Ce serait également très plaisant. »
L’arrivée d’Hadjar chez Red
Bull coïncide avec le début d’une ère technique majeure,
marquée par des changements profonds sur les unités de puissance,
l’aérodynamique et la gestion électronique.
Les essais hivernaux ont déjà montré une réalité partagée dans le
paddock : la complexité du nouveau règlement ralentit
l’apprentissage pour tous les pilotes et ingénieurs.
Interrogé sur son niveau de préparation avant l’ouverture de la saison en Australie, Hadjar s’est montré lucide plutôt que triomphant.
« Non, mais personne ne l’est », a-t-il admis au sujet de sa préparation pour Melbourne.
Un discours pragmatique qui reflète les incertitudes techniques du moment : « Personne ne sera totalement prêt et à jour pour Melbourne, sinon il y a un problème. »
Le jeune pilote insiste surtout sur la dimension technique de cette phase d’adaptation, bien plus complexe que lors des saisons précédentes. « C’est un système d’étalonnage électronique, il faut multiplier les scénarios. »
Avant de détailler les axes clés du travail en cours : « Il faut comprendre le comportement des pneus, la répartition du couple, etc. »
Malgré ce défi, Hadjar reste confiant sur la montée en puissance progressive du plateau : « Il faut juste plus d’entraînement, mais tout le monde y arrivera avant Melbourne. »
Entre ambition affichée et réalisme technique, Isack Hadjar s’inscrit déjà dans une posture offensive pour sa première saison dans une équipe de pointe. Dans un contexte où peu de coéquipiers ont résisté à la comparaison avec Verstappen, viser la victoire dès 2026 relève autant de la confiance que du défi stratégique.
Si la Red Bull se montre compétitive dans ce nouveau cycle réglementaire, la promesse du Français pourrait rapidement passer du statut de déclaration ambitieuse à véritable test grandeur nature face au quadruple champion du monde.

































