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MotoGP

Une révolution silencieuse est en préparation dans le calendrier du MotoGP. Depuis plus de deux décennies, la finale du championnat du monde se déroule sur le circuit Ricardo Tormo, un rendez-vous devenu presque rituel dans l’histoire moderne de la catégorie reine. Mais cette tradition pourrait bientôt disparaître. Avec l’arrivée de Liberty Media à la tête du championnat, l’objectif est désormais clair : transformer le MotoGP en un produit véritablement mondial et rééquilibrer un calendrier longtemps dominé par l’Europe… et surtout par l’Espagne.

Dans ce contexte, l’idée qui circule actuellement dans les coulisses du paddock est spectaculaire : faire du futur circuit urbain d’Adelaide, en Australie, la nouvelle finale du championnat du monde. Le projet de piste urbaine, encore en phase de développement, pourrait être prêt dans un délai d’environ vingt mois. Si ce calendrier est respecté, le MotoGP imagine déjà y organiser la manche décisive de la saison à partir de 2027, probablement au mois de novembre.

L’objectif serait double. D’une part, offrir une vitrine mondiale spectaculaire pour ce nouveau circuit urbain, dans un format proche des grands événements internationaux des sports mécaniques. D’autre part, renforcer la présence du MotoGP dans la région Asie-Pacifique, devenue stratégique pour l’expansion du championnat. Une finale à Adélaïde permettrait d’achever la tournée asiatique du MotoGP dans une logique géographique cohérente, plutôt que de revenir systématiquement en Europe pour la dernière course.

Cela ne signifie pas pour autant que Valence disparaîtrait du calendrier. Le circuit espagnol dispose d’un contrat solide qui garantit sa présence en MotoGP jusqu’en 2031. Mais son rôle changerait profondément : la course serait repositionnée au cœur de la tournée européenne, perdant ainsi son statut symbolique de finale.

MotoGP d'Adélaïde 2027

Un choc culturel pour le MotoGP

Pour l’Espagne, ce ne serait pas la seule mauvaise nouvelle. La stratégie de mondialisation du championnat implique également une réduction progressive du nombre de courses espagnoles, aujourd’hui parmi les plus nombreuses du calendrier. Avec Jerez, Barcelone, Valence et Aragón, l’Espagne accueille actuellement quatre Grands Prix, un chiffre jugé trop élevé par certains responsables du championnat.

Dans ce contexte, MotorLand Aragón apparaît comme le candidat le plus probable pour disparaître du calendrier. Le MotoGP a fixé une limite de 22 Grands Prix par saison, et plusieurs nouveaux projets souhaitent entrer dans la rotation. L’un des plus avancés concerne un retour en Argentine, avec un circuit prévu à Buenos Aires à partir de 2027. Si ce projet se concrétise, une place devra être libérée.

Jerez, Barcelone et Valence, protégés par leurs contrats jusqu’en 2031, semblent à l’abri à moyen terme. Aragón, en revanche, pourrait être la victime de cette redistribution géographique.

Vu depuis l’Espagne, ces décisions sont évidemment difficiles à accepter. Mais pour les nouveaux dirigeants du MotoGP, l’objectif est clair : transformer un championnat historiquement très européen en une série véritablement mondiale, capable de rivaliser avec la portée internationale de la Formule 1.

Et dans cette logique, même les traditions les plus ancrées — comme la finale de Valence — ne sont plus intouchables.

Grand Prix MotoGP de Valence 2025

 

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