Vous n’avez pas pu passer à côté au Grand Prix de Thaïlande : peu importe sur quel support vous regardiez la course, les commentateurs ont forcément dû évoquer la série de podiums consécutifs de Ducati. En effet, cela faisait 88 manches d’affilée qu’au moins un pilote de Borgo Panigale terminait sur la boîte. Vous rappelez-vous du dernier GP sans Desmosedici sur le podium ? Allez, on remonte la pendule !
Le MotoGP a changé
Pour retrouver la course en question, il faut revenir en 2021, du côté de Silverstone. À l’époque, le championnat était complètement différent : Fabio Quartararo, sur Yamaha, se dirigeait droit vers son premier titre de champion du monde, tandis que Pecco Bagnaia n’avait pas encore gagné la moindre course en catégorie reine. Jorge Martin, chez Ducati Pramac, avait déjà une victoire, alors que Marc Marquez, encore chez Honda Repsol, tentait de revenir à son meilleur niveau après un an d’absence ou presque. Maverick Vinales, chez Yamaha également, venait de se faire lourder après un pétage de câble en Autriche.

« El Diablo » était incontestablement le meilleur pilote du monde. Photo : Michelin Motorsport
Des qualifications étranges
Lors de ce week-end dénué de Sprints (introduits deux ans plus tard), les qualifications se sont soldées par une performance incroyable d’un pilote Honda Repsol. Qui ? Pol Espargarao ! Effectivement, « Pollycio » a passé deux ans en tant que pilote d’usine pour la marque japonaise, et je ne saurais expliquer pourquoi, mais j’ai l’impression que ces deux saisons n’ont jamais existé. En tout cas, il était assez rapide sur un tour en 2021, la première de ces deux années. En revanche, une fois les feux éteints, il avait bien du mal à convertir. Deuxième sur la grille de départ, Bagnaia confirmait sa montée en puissance chez Ducati.
La course, de mémoire, était relativement oubliable, elle ne m’a pas marquée outre mesure. Je me souviens, bien sûr, de la victoire de Fabio Quartararo, mais pas de grand-chose d’autre. L’épreuve fut marquée par une méforme de Bagnaia, justement. Décidément, Silverstone ne lui porte guère chance ; l’Italien termina 14e. Devant, ça n’était pas des plus intéressant : Quartararo a triomphé pour un peu plus de 2’’5 sur un étonnant Alex Rins, qui décrochait là son seul podium de la saison. En troisième position, on retrouvait Aleix Espargaro, pour le tout premier top 3 d’une Aprilia sous l’ère que nous connaissons actuellement, quand l’équipe était encore associée à Gresini Racing. Avec du recul et en tenant compte du contexte de l’époque, c’était un trio plutôt original qui se présentait dans le parc fermé.
Bon, la première Ducati n’était pas larguée pour autant, puisque Jack Miller, alors pilote d’usine de la marque italienne, a pris les points de la quatrième place.

Un poleman surprise. Photo : Michelin Motorsport
Un autre temps
On a du mal à se rendre compte de la vitesse à laquelle passe le temps. L’année 2021, ce n’est pourtant pas si loin, mais la multiplication des épreuves (nous dépassons les 40 départs par an désormais) n’aide pas à rationaliser. Quand je revois cette grille, je retrouve des anomalies : Joan Mir, troisième du championnat, auteur de ce que je considère toujours comme son meilleur exercice en MotoGP, mais aussi, un Valentino Rossi en baroud d’honneur, totalement dépassé. Pire encore, il y a eu le retour d’Andrea Dovizioso à mi-saison chez Yamaha Petronas SRT, alors que celui-ci aurait dû rester en retraite. Lors de cette course à Silverstone, Jake Dixon, futur pilote Honda en WSBK, était présent dans le box SRT en lieu et place de Franco Morbidelli, blessé.
Je suis curieux de savoir si vous gardez des souvenirs de ce Grand Prix, alors, dites-le-moi en commentaires !
Pour rappel, cet article ne reflète que la pensée de son auteur, et pas de l’entièreté de la rédaction.

Et aujourd’hui, c’est Aprilia qui crucifie Ducati. Photo : Michelin Motorsport
Photo de couverture : Michelin Motorsport
























