Le samedi du Grand Prix d’Australie 2026 restera comme le jour où Isack Hadjar a prouvé qu’il n’était pas un simple numéro deux. Alors que Max Verstappen détruisait sa monoplace en Q1 et s’élancera bon dernier, le jeune Français a réalisé une qualification époustouflante, décrochant la troisième place sur la grille. Une performance qui a électrisé le paddock et suscité l’admiration des observateurs.
La séance de qualification a été à couper le souffle. Tôt dans la matinée, Verstappen a perdu le contrôle de sa Red Bull dans le virage 11, heurtant violemment le mur. Résultat : 20e et dernier sur la grille, une humiliation pour le quadruple champion du monde.
Mais alors que tout semblait perdu pour l’écurie autrichienne, Isack Hadjar a pris le relais. Avec sang-froid et maîtrise, il a hissé sa Red Bull en Q3, puis a signé le 3e temps des qualifications, derrière les deux Mercedes de Russell et Antonelli. Un exploit pour un rookie lors de son premier Grand Prix.
Sur les ondes de BBC 5 Live, Marc Priestley, ancien ingénieur de course de McLaren, a livré une analyse élogieuse du jeune Français.
« C’est exactement ce qui a manqué à Red Bull. Les rares jours où Verstappen est absent, ou a un problème, ou un souci quelconque, ils ont besoin d’un deuxième pilote pour être performants, et ils n’ont pas eu cette solution depuis très longtemps. »
Une pique directe aux prédécesseurs d’Hadjar : Sergio Pérez, Liam Lawson et Yuki Tsunoda, tous en difficulté face au rouleau compresseur Verstappen.

Avec Hadjar, Red Bull pourrait-elle enfin avoir deux pilotes capables de se battre pour le titre ?
Priestley va plus loin : « s’ils parviennent à résoudre le problème sur la voiture de Verstappen, Red Bull pourrait-elle enfin avoir deux pilotes capables de se battre pour le titre ? Quelque chose qu’ils recherchent désespérément depuis si longtemps. »
Le poste de coéquipier de Max Verstappen est devenu une véritable « chaise électrique » chez Red Bull. Les candidats se sont succédé, souvent broyés par la pression et la comparaison avec le génie néerlandais.
Hadjar, avec sa jeunesse (21 ans) et son tempérament, semble armé différemment. Guenther Steiner, ancien patron de Haas, avait noté avant le week-end que la nouvelle direction de l’équipe, avec Laurent Mekies à sa tête, avait mis l’accent sur la création d’un « environnement favorable » autour du Français.
Cette approche semble déjà porter ses fruits. Hadjar n’a pas semblé impressionné par l’enjeu. Il a simplement piloté, vite et bien.
L’accident de Verstappen a plongé Red Bull dans l’embarras. Mais la performance d’Isack Hadjar a tout changé. Non seulement il évite un zéro pointé à l’équipe, mais il envoie un message fort : Red Bull tient enfin son deuxième pilote.
Reste à confirmer en course. S’il parvient à décrocher un podium, le conte de fées serait complet. Le paddock F1 a désormais les yeux rivés sur le jeune Français.

























