Le week-end prochain, le MotoGP posera ses valises au Brésil ! Je suis assez enthousiaste à l’idée de ce Grand Prix, et je crois que vous pouvez l’être également. Pourquoi cette étape est-elle si importante ? Pourquoi ce circuit est-il historique ? C’est parti !
Un tracé légitime pour le retour du Brésil
À l’annonce d’un nouveau Grand Prix, je me méfie toujours du circuit. Depuis plus de vingt ans, la F1 se rend sur nombre de circuits sans âme, sans histoire, et j’avais peur que, sous l’égide de Liberty Media, le MotoGP l’imite. Mais ce projet de retour au Brésil a dû naître avant même l’acquisition du championnat par l’entreprise américaine, et, de toute façon, le complexe correspond à mes critères.

Voici à quoi ressemble le tracé et les différentes configurations.
Tout d’abord, il est porteur d’une histoire assez intéressante. Il a été ouvert en 1974, tracé dans la banlieue de Goiânia (d’où il tire son nom commun), une ville de deux millions d’habitants située à l’intérieur des terres brésiliennes. Il est conçu de manière un peu étrange, vous le verrez vous-même lors du Grand Prix. Un peu comme Valence, c’est une arène tortueuse repliée sur elle-même, mais qui possède aussi une assez grande ligne droite.
Point positif, il a déjà accueilli les Grands Prix motos à trois reprises, de 1987 à 1989. Désormais appelé circuit Ayrton Senna, il me paraît parfaitement légitime pour un retour au calendrier. Si l’on évoque le potentiel de spectateurs présents sur place, je parie que les Brésiliens répondront présent : Goiânia est située sur un axe très peuplé au cœur du Brésil, et d’ailleurs à seulement 200 kilomètres de Brasilia, la capitale fédérale.
Le Brésil, un pays qui manquait
Voyez-vous, j’aime quand le MotoGP prouve qu’il est un sport mondial. J’avais adoré voir l’Inde au calendrier en 2023, et regrette encore le départ précipité du pays émergent. L’Amérique du Sud et donc le Brésil font partie intégrante de l’histoire motocycliste. En plus des trois Grands Prix organisés à Goiânia, une manche a également été tenue à Interlagos en 1992, et neuf à Jacarepagua entre 1995 et 2004, à Rio de Janeiro. Côté pilotes, hormis Alex Barros, nous n’avons pas eu grand-chose à nous mettre sous la dent, mais l’arrivée de Diogo Moreira en catégorie reine peut aider le Brésil à perdurer au calendrier. C’est d’ailleurs, j’imagine, l’une des raisons qui a poussé les plus hautes instances à y planifier un Grand Prix.
Quoi qu’il en soit, le Brésil est un immense marché et il faut l’investir. C’est une contrée qui manquait au MotoGP, et le fait d’y revenir sur un circuit qui n’a jamais été employé par la Formule 1 me fait très plaisir ; pour une fois, on ne copie pas. J’espère simplement que Liberty Media ou plutôt, le tout nouveau MotoGP Sports Entertainment Group pourra s’exporter en Afrique, à Kyalami ou ailleurs. Ce continent manque cruellement au championnat ; à tel point que je serais prêt à troquer une manche européenne pour y aller.
De bonnes conditions

Des « détails importants » doivent encore être réglés, mais rien de grave a priori. Diogo Moreira pourra défendre ses couleurs dans les meilleures conditions. Photo : Michelin Motorsport
Cela fait maintenant assez longtemps qu’on entend parler de Goiânia, et pas que pour les bonnes raisons : le chantier accusait du retard il y a quelques mois, mais tout a l’air prêt à l’heure où ces lignes sont écrites. En effet, en marge du GP de Thaïlande avait lieu une répétition générale sur le tracé modernisé, avec des commissaires venus de São Paulo, les mêmes qui officient à Interlagos dans le cadre de la Formule 1. D’après les sources, tout s’est passé au mieux, sans anicroche. C’est positif, et le risque de voir une mauvaise surprise paraît assez limité à quelques jours du début de l’événement.
Conclusion
Je pense que le spectacle sera au rendez-vous. Il est toujours difficile d’anticiper l’action en piste au vu du tracé, car de nombreux paramètres inconnus rentrent en compte, dont les pneus. Cependant, les Brésiliens savent recevoir. Interlagos est un incontournable du calendrier de Formule 1 et l’ambiance y est toujours magnifique : j’espère voir la même ferveur dans les tribunes de l’Autodromo Internacional Ayrton Senna.
Êtes-vous aussi optimiste que moi concernant ce futur Grand Prix ? Dites-le-moi en commentaires !
Pour rappel, cet article ne reflète que la pensée de son auteur, et pas de l’entièreté de la rédaction.

Attendez-vous à un casque spécial de Franco Morbidelli, car sa mère est brésilienne. Photo : Michelin Motorsport
























