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Marc Marquez

Le Grand Prix de Thaïlande a lancé la saison MotoGP sur un week-end déjà riche en controverses, du duel explosif entre Marc Marquez et Pedro Acosta à la démonstration d’Aprilia le dimanche. Une course mouvementée que l’ancien pilote américain Randy Mamola a analysée sans détour.

Au cœur des discussions : la pénalité infligée à Marquez lors de la Sprint après son attaque agressive sur Acosta. Pour Mamola, la situation est claire : les règles ont changé et les pilotes doivent s’y adapter.

« Dennis Noyes et moi avons discuté récemment. Il m’a dit en substance : “Voilà les dépassements que j’ai vus, et si vous regardez bien, ils se sont à peine touchés.” »

Mais selon Mamola, la réalité de l’action est différente.

« En fait, ils se sont vraiment touchés, mais Pedro a dû relever sa moto parce que Marc était là, évidemment. Marc n’est pas sorti de la piste, mais c’est comme ça. »

Et la conclusion est sans appel : « de toute façon, c’est la règle maintenant, et il vaut mieux la respecter. »

Mamola rappelle que ce type de contact n’aurait probablement pas été sanctionné il y a quelques années. « Auparavant, ce genre d’incident n’était pas considéré comme une pénalité et paraissait moins sévère. »

Mais dans un championnat où les motos sont extrêmement proches en performance, la moindre manœuvre devient critique. « Dans les deux derniers tours, il y a eu un contact entre les deux pilotes ; pas d’accident, mais un contact. »

Randy Mamola : « l’arbitre a réglé le problème et Marc Marquez a donné son accord »

Selon lui, Marquez a d’ailleurs accepté la décision des commissaires.

« Marc est resté fidèle au championnat et a écouté Simon Crafar. L’arbitre a réglé le problème et Marc a donné son accord. »

Au-delà de la polémique, Mamola retient surtout la performance impressionnante d’Aprilia en Thaïlande.

« Aprilia a dominé la Thaïlande dimanche, et comme vous le savez, Bezzecchi a chuté à trois reprises, et Marc aussi, je crois, trois fois en essais libres. »

Dans un plateau aussi serré, la clé pourrait être la régularité. « Aprilia a bien travaillé et je pense que cette année, en particulier, ce sera celui qui restera le plus longtemps en selle. »

Mamola a également évoqué dans le podcast Racing Back la saison passée et le rôle crucial de Marc Marquez dans la lutte pour le titre.

« Avec Pecco et tout ce qui s’est passé, Ducati a eu de la chance d’avoir Marc pour remporter le championnat l’an dernier. »

Il rappelle aussi la progression de certains rivaux. « En fin de saison, on a vu Bezzecchi gagner deux courses et maintenant il vient de remporter le premier Grand Prix. »

Quant à Honda HRC Castrol, Mamola estime que la marque japonaise n’a pas encore retrouvé son niveau. « Honda progresse, mais ils doivent encore franchir une nouvelle étape. »

Le problème principal reste la constance. « Trouver de l’adhérence sur tous les circuits est extrêmement difficile. Ils y arrivent peut-être sur un circuit, mais pas forcément sur les autres. »

Malgré son soutien aux règles actuelles, Mamola insiste sur un point essentiel : le MotoGP doit rester un sport d’attaque. « Ce que je ne veux pas voir, c’est un pilote du calibre de Marc qui ne tente pas de dépasser. »

Car pour l’ancien vice-champion du monde, la solution passe avant tout par le dialogue entre pilotes.

« Je pense qu’il est essentiel que les pilotes se réunissent pour en discuter, car la compétition est très difficile actuellement. »

Avec un plateau plus serré que jamais et des rivalités déjà brûlantes, la saison MotoGP promet une chose : les débats autour des limites de la course ne font que commencer.

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