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Wolff

La bataille politique qui agite la Formule 1 pourrait connaître un nouvel épisode explosif. Selon plusieurs informations venues du paddock de Melbourne, Toto Wolff envisagerait une opération stratégique majeure : entrer au capital de l’écurie Alpine F1 Team en rachetant la participation actuellement détenue par le fonds d’investissement Otro Capital.

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Wolff a la manoeuvre dans le dossier Alpine

Une manœuvre qui dépasse largement le simple investissement financier. En coulisses, ce projet pourrait surtout relancer la rivalité historique entre Toto Wolff et Christian Horner, l’ancien patron de Red Bull Racing, toujours à la recherche d’une porte de retour en Formule 1.

Une participation qui attire les convoitises

La part en question représente environ 24 % du capital d’Alpine, un bloc suffisamment important pour peser dans l’équilibre politique de l’équipe d’Enstone. Plusieurs investisseurs auraient déjà manifesté leur intérêt, mais l’arrivée potentielle de Mercedes dans le dossier surprend le paddock.

Un tel rapprochement renforcerait un partenariat déjà existant entre les deux structures. En effet, Alpine doit utiliser les groupes propulseurs Mercedes à partir de la nouvelle ère réglementaire, ce qui crée déjà un lien technique étroit entre les deux équipes.

Une prise de participation de Wolff ou de Mercedes pourrait donc transformer cette collaboration en alliance stratégique beaucoup plus profonde.

Une opération qui viserait aussi Horner

Mais derrière cette bataille financière se cacherait surtout un enjeu politique majeur. Christian Horner, évincé de Red Bull l’été dernier après plus de vingt ans à la tête de l’équipe, chercherait activement un moyen de revenir dans le paddock.

Plusieurs pistes ont circulé ces derniers mois, Ferrari, Aston Martin ou encore Haas, mais Alpine serait l’un des projets les plus crédibles pour l’ancien dirigeant britannique.

C’est précisément ce scénario que Wolff pourrait vouloir empêcher. La rivalité entre les deux hommes a marqué toute une génération de Formule 1, notamment durant les saisons de domination de Mercedes puis de Red Bull.

Si Mercedes venait à entrer au capital d’Alpine, il deviendrait pratiquement impossible pour Horner de rejoindre l’équipe française.

Un jeu de pouvoir typique de la F1

Même si l’opération reste à un stade préliminaire, son simple évoquement agite déjà les coulisses du paddock. La valorisation d’Alpine serait aujourd’hui estimée entre 1,5 et 1,8 milliard de livres sterling, ce qui placerait la participation en vente autour de plusieurs centaines de millions. Toute transaction devrait toutefois recevoir l’aval du groupe Renault, propriétaire majoritaire de l’équipe.

Officiellement, aucune des parties concernées ne confirme ces discussions. Mais une chose est sûre : dans un sport où les alliances et les rivalités façonnent autant l’avenir que la performance en piste, ce dossier pourrait devenir l’un des grands feuilletons politiques de la saison.

Et si cette manœuvre se concrétise, elle pourrait surtout transformer un simple investissement en nouvelle bataille Wolff-Horner, loin des circuits mais au cœur du pouvoir de la Formule 1.

 

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