La saison 2026 de Formule 1 a à peine commencé que le diagnostic est déjà brutal chez Red Bull Racing : l’équipe autrichienne n’est pas encore au niveau de Mercedes et de Scuderia Ferrari. Après le Grand Prix d’Australie à Melbourne, le directeur de l’écurie, Laurent Mekies, n’a pas cherché à masquer la réalité. …
Sur crash.net, il commente ainsi : « nous avions prédit que nous serions la quatrième équipe la plus rapide à l’issue des essais de présaison. Finalement, je pense que c’est assez précis. »
Le week-end australien a pourtant offert une démonstration de combativité de Max Verstappen. Victime d’un violent accident en Q1, le quadruple champion du monde s’est retrouvé 20e sur la grille, avant de remonter jusqu’à la sixième place en course.
Il a franchi la ligne d’arrivée juste derrière le pilote Lando Norris, mais avec un retard massif sur le vainqueur. Devant, George Russell a dominé l’épreuve, menant un doublé Mercedes, devant les Ferrari de Charles Leclerc et Lewis Hamilton.
Le week-end aurait même pu être plus encourageant pour Red Bull grâce à la performance du rookie français Isack Hadjar. Qualifié troisième sur la grille, il a brièvement joué les premiers rôles en course après un départ spectaculaire… avant qu’une panne moteur Ford made in Red Bull ne mette brutalement fin à sa course.
Malgré ce coup dur, Mekies estime que l’équipe était au moins au niveau de McLaren.
« En course, on peut dire qu’on était au moins dans le rythme de McLaren, mais certainement pas capables de rivaliser avec Ferrari ou Mercedes. »

« Nous avons l’ambition et l’obligation chez Red Bull de viser plus haut »
L’écart avec les leaders semble cependant important. Interrogé sur la différence de performance avec Mercedes, Mekies a donné une estimation très claire.
« Je dirais qu’il est probablement proche d’une seconde au tour. » Un gouffre à l’échelle de la Formule 1 moderne.
Cette situation s’explique en partie par le défi technologique colossal que s’est imposé l’équipe de Milton Keynes. Pour la première fois de son histoire, Red Bull utilise un groupe motopropulseur conçu en interne pour l’ère réglementaire 2026.
Malgré ce pari risqué, l’équipe reste fière du travail accompli. « Le sentiment dominant est que nous avons confirmé notre présence dans la course. Être capable de se battre dès la première course est déjà un exploit. »
Mekies reste toutefois prudent quant aux ambitions immédiates de l’équipe. « La saison est très longue et terminer dans les quatre premiers est un bon point de départ compte tenu de l’état d’avancement du projet. »
Mais l’objectif est clair : réduire l’écart plus vite que les autres. « Nous avons l’ambition et l’obligation de viser plus haut. »
La prochaine étape du championnat se disputera en Chine, où Red Bull espère commencer la phase cruciale de développement pour combler son retard. Car dans cette nouvelle ère technique de la Formule 1, la bataille ne fait que commencer.

























