La saison 2026 de Formule 1 a démarré dans la douleur pour Fernando Alonso et Aston Martin F1 Team, et le double champion du monde ne s’attend pas à un miracle lors du prochain rendez-vous du championnat, le Grand Prix de Chine à Shanghai. Après un week-end catastrophique à Melbourne, l’Espagnol affiche un réalisme presque brutal quant aux perspectives immédiates de son équipe.

Alonso s’attend à un nouveau weekend très difficile à Shanghai
Le premier Grand Prix de la saison, en Australie, a déjà donné un aperçu des difficultés majeures auxquelles Aston Martin doit faire face avec son nouveau partenariat moteur avec Honda. Les essais hivernaux avaient déjà été compliqués : l’équipe britannique a été celle qui a parcouru le moins de kilomètres à Barcelone puis à Bahreïn. À Melbourne, simplement réussir à prendre le départ avec les deux voitures a presque été considéré comme une petite victoire interne.
Mais la course elle-même a rapidement confirmé l’ampleur du problème.
Alonso a dû abandonner au 36e tour, incapable de poursuivre avec une monoplace instable et secouée par d’importantes vibrations mécaniques. Son coéquipier Lance Stroll est bien parvenu à rallier l’arrivée, mais dans des conditions très particulières : dernier des pilotes encore en piste, et très loin derrière le reste du peloton.
Après la course, le Canadien résumait la situation avec une pointe d’ironie :
« Le mot course est peut-être un peu fort… Nous sommes sortis, nous avons roulé un peu, et nous avons simplement fait des tours. »
Alonso n’attend aucun miracle en Chine
À quelques jours du déplacement en Chine, Alonso ne nourrit guère d’illusions quant à un redressement rapide.
« Rien de différent, rien de différent », a-t-il déclaré en évoquant les attentes pour Shanghai.
Le vétéran de 44 ans estime que l’équipe devra composer avec exactement les mêmes limitations techniques.
« Nous aurons la même voiture et le même groupe motopropulseur le week-end prochain. Donc je m’attends à un autre week-end difficile. »
Pour le pilote espagnol, l’objectif immédiat n’est même plus la performance pure, mais simplement de comprendre la voiture et accumuler du kilométrage.
« Nous devons continuer à explorer différentes solutions, notamment du côté du châssis, et essayer de comprendre l’ensemble du système. Nous ne sommes optimisés sur aucun point pour le moment, faute de roulage. »
Les vibrations au cœur de la crise technique
Le problème principal concerne les vibrations générées par le système hybride du moteur Honda, en particulier au niveau de la batterie. Selon l’équipe, certaines modifications ont été introduites depuis les essais de Bahreïn, mais leurs effets ne sont pas encore pleinement ressentis.
Alonso reconnaît que la situation reste très difficile au volant :
« Ce n’est pas très agréable de conduire avec un tel niveau de vibrations. »
Le défi est désormais d’isoler correctement ces vibrations dans le châssis pour éviter qu’elles ne se transmettent au cockpit.
« Honda pense que les vibrations de la batterie ont été réduites, mais cela doit encore être isolé différemment dans la voiture. Cela prendra un peu plus de temps. »
Dans ces conditions, le Grand Prix de Chine pourrait ressembler davantage à une nouvelle séance d’essais grandeur nature qu’à une véritable bataille sportive pour Aston Martin.
Pour Alonso comme pour l’équipe dirigée par Adrian Newey, l’objectif sera simple : survivre au week-end et accumuler des données. Car pour l’instant, la saison 2026 ressemble davantage à un chantier technique qu’à une campagne pour le championnat.

























