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Marc Marquez

Le début de saison 2026 du MotoGP met en lumière deux trajectoires très différentes. D’un côté, Fabio Quartararo, champion du monde 2021, toujours prisonnier des limites de sa Yamaha. De l’autre, Toprak Razgatlioglu, triple champion du monde Superbike, qui découvre la complexité brutale de la catégorie reine. Face à ces deux situations contrastées, Marc Marquez apporte un regard lucide, forgé par des années passées au sommet… mais aussi par les difficultés.

Pour l’Espagnol, la réalité du MotoGP est simple : aucun pilote ne gagne seul, aucune moto ne suffit sans le bon pilote.

« Dans le sport, et particulièrement en sport automobile, tout ne repose pas uniquement sur le pilote, ni uniquement sur la machine. C’est toujours une combinaison des deux. »

Dans ce contexte, Marquez insiste sur une règle essentielle pour tout pilote de haut niveau : écouter son instinct lorsqu’il s’agit de choisir son projet sportif.

« Il faut suivre son instinct pour trouver le meilleur projet à chaque instant. »

Car dans une carrière de pilote, le temps est un ennemi.

« Les gens peuvent dire : il faut y croire, il faut attendre, il faut travailler sur ce projet, mais pour un pilote, les années passent vite et nos vies dans ce sport ne sont pas très longues. »

Ces paroles semblent directement viser la situation de Quartararo. Depuis son titre mondial en 2021 avec Yamaha Motor Company, le Français se bat avec une M1 incapable de rivaliser avec les Ducati ou les Aprilia.

Marc Marquez

Marc Marquez : « pour un pilote, les années passent vite et nos vies dans ce sport ne sont pas très longues »

La première course de la saison à Buriram l’a encore démontré : parti 16e sur la grille, Quartararo a dû se battre pour remonter dans le peloton, tandis que la Yamaha souffre toujours d’un manque de vitesse de pointe.

Et la révolution technique attendue – l’arrivée du moteur V4 – ne devrait pas produire ses effets avant la fin de la saison.

Dans ces conditions, Marquez estime sur motorsport-total que Quartararo se trouve à un moment clé de sa carrière.

« Il décidera bientôt, s’il ne l’a pas déjà fait, quelle voie il souhaite emprunter à l’avenir. »

Une déclaration qui relance forcément les spéculations sur l’avenir du Français dans le paddock.

La situation est différente pour Razgatlioglu. Le Turc, arrivé en MotoGP après trois titres en Superbike, découvre un univers radicalement différent : motos prototypes, électronique sophistiquée, procédures de course beaucoup plus complexes.

Sa première course à Buriram s’est soldée par une 17e place, à près de quarante secondes du vainqueur Marco Bezzecchi. Mais pour Marquez, ce résultat n’a rien d’alarmant.

« Toprak a simplement besoin de plus de temps. Il doit d’abord mieux comprendre le système. »

Selon lui, cette phase d’apprentissage est inévitable pour tout rookie entrant dans la catégorie reine.

Interrogé sur les nombreuses rumeurs concernant les transferts pour la saison 2027, Marc Marquez s’est toutefois montré beaucoup plus prudent.

« Je ne crois pas aux rumeurs. » Un message clair dans un paddock où les spéculations sur l’avenir de plusieurs pilotes – dont Quartararo – se multiplient déjà.

En ce début de saison 2026, les regards sont donc tournés vers deux hommes. Quartararo, qui pourrait bientôt devoir choisir l’orientation de sa carrière. Razgatlioglu, qui entame l’apprentissage le plus difficile du MotoGP.

Deux champions du monde, deux histoires différentes. Et au milieu de ces trajectoires croisées, une certitude demeure : en MotoGP, le temps et les choix stratégiques peuvent être aussi décisifs que la vitesse pure.

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