La saison 2026 de Formule 1 marque l’arrivée d’un nouveau visage très attendu : le Français Isack Hadjar. Propulsé au sein de l’écosystème Red Bull après des années dans le programme junior, le jeune pilote s’impose déjà comme l’un des rookies les plus observés du plateau.

Hadjar, le feu sous le casque : la pépite Française qui refusde se taire en F1
Son entrée dans le grand bain avait pourtant démarré de manière spectaculaire. Lors des qualifications du Grand Prix d’Australie, première manche de la saison, Hadjar a frappé fort en décrochant une impressionnante troisième place sur la grille. Le pilote français parlait alors d’un « début parfait avec Red Bull », tout en reconnaissant qu’il s’agissait aussi d’une séance de « damage limitation » face à une concurrence déjà très rapide.
Mais la suite du début de saison s’est révélée plus chaotique.
Shanghai : un week-end frustrant et des mots forts
Au Grand Prix de Chine, Hadjar a rapidement compris que la bataille serait difficile. En qualifications, le Français a réussi à se placer 9e sur la grille, juste derrière son coéquipier Max Verstappen, mais l’écart avec les leaders reste important.
Lucide, il n’a pas cherché d’excuses devant les micros :
« Nous sommes plus lents partout. C’est comme ça pour l’instant. »
Lors du sprint à Shanghai, sa course a été compromise après un contact avec le jeune prodige Kimi Antonelli, incident qui l’a relégué loin du top 10 et l’a laissé visiblement frustré.
Hadjar s’est montré agacé par la situation, estimant qu’il ne pouvait rien faire pour éviter l’accrochage :
« Je ne pouvais rien faire après le contact. »
Résultat : 15e du sprint, alors que la course a été remportée par George Russell devant Charles Leclerc et Lewis Hamilton.
Un pilote qui parle vrai
Au-delà des résultats, Hadjar se distingue par son franc-parler. Après les qualifications sprint en Chine, il n’a pas hésité à pointer les limites de sa monoplace :
« Je ne sais pas pourquoi nous avons perdu autant de temps… mais je suis content de mon tour. »
Dans le même temps, il reconnaît que l’écart avec les meilleures équipes reste préoccupant : « Je pensais Ferrari et McLaren devant, mais pas avec un tel écart. »
Une lucidité rare pour un pilote qui découvre à peine la pression de la Formule 1.
Une étoile montante sous surveillance
Malgré un week-end compliqué en Chine, le tricolore a réussi à terminer huitième et a ainsi marqué son premier point au classement du championnat eu monde des pilotes. Hadjar reste l’un des jeunes talents les plus prometteurs du paddock. Son mélange de vitesse pure, de caractère et d’analyse technique rappelle certains pilotes passés par l’école Red Bull.
Le Français doit désormais transformer les promesses aperçues à Melbourne en résultats réguliers. Car dans une équipe comme Red Bull, la patience n’est jamais très longue.
Et Hadjar semble déjà l’avoir compris.






















