Le mercato MotoGP 2027 commence à sentir la poudre… et Gresini pourrait bien être sur le point de faire exploser l’équilibre du paddock. Car derrière les discussions en coulisses se cache un basculement stratégique majeur : quitter Ducati, référence actuelle, pour revenir chez Honda, en pleine reconstruction. Un choix qui, à première vue, défie toute logique sportive. Et pourtant…
Depuis 2022, Gresini Racing s’est imposé comme l’un des satellites les plus performants du plateau grâce à Ducati. Résultats, visibilité, crédibilité : tout semblait aligné. Mais l’arrivée des nouvelles règles 2027 redistribue les cartes, et surtout… les budgets.
Car Ducati, fort de sa domination, augmente ses exigences. Trop, visiblement, pour une structure indépendante comme Gresini.
En face, Honda avance ses pions avec une stratégie claire : redevenir un mastodonte en MotoGP dès 2027. Et pour cela, la marque japonaise veut multiplier les forces. Objectif : six motos d’usine sur la grille.
Déjà liée à LCR Honda, Honda cherche désormais un second partenaire satellite. Et Gresini coche toutes les cases : expérience, structure solide, ADN historique commun.
Car oui, avant Ducati, avant Aprilia… Gresini, c’était Honda. Une relation fondatrice, remontant à 2002, que Tokyo veut raviver. Et cette fois, avec de vraies motos d’usine, pas des compromis.

Gresini : un divorce inévitable avec Ducati pour un retour aux sources avec Honda ?
Le problème est simple : Gresini ne peut pas suivre la hausse des coûts imposée par Ducati, notamment avec la volonté du constructeur italien de fournir des machines plus homogènes et performantes à ses équipes clientes dès 2027.
Résultat : une impasse. D’un côté, Ducati impose ses conditions. De l’autre, Honda ouvre grand la porte… avec un projet structuré et un soutien massif. Et entre les deux, Gresini doit choisir : rester performant à court terme… ou survivre à long terme.
Ce transfert potentiel ne vient pas seul. Il pourrait déclencher un véritable séisme sur la grille. Déjà, les départs de Alex Marquez et Fermin Aldeguer semblent actés pour 2027, laissant deux guidons totalement ouverts. Et Honda ne compte pas laisser ces places au hasard.
Deux noms émergent immédiatement : Enea Bastianini, en fin de cycle chez Tech3 KTM, profil expérimenté et encore redoutable David Alonso, sensation montante, considéré comme l’un des futurs visages du MotoGP. duo jeune + expérimenté, parfaitement dans la logique actuelle du championnat.
Mais derrière ce mouvement, une question cruciale se pose : Gresini croit-il vraiment en Honda… ou n’a-t-il tout simplement plus le choix ? Car aujourd’hui, Honda reste une inconnue. En reconstruction technique, en difficulté depuis plusieurs saisons, la RC213V n’est plus une référence.
Mais 2027, avec nouvelles règles, nouveaux pneus et reset technique global, pourrait tout changer. Et Honda, avec ses moyens, ses ambitions et sa volonté de redevenir dominant, pourrait redevenir le pari le plus audacieux… et le plus rentable.
Quitter Ducati aujourd’hui, c’est quitter la meilleure moto de la grille. Rejoindre Honda, c’est miser sur un futur incertain.
Mais dans un MotoGP en pleine mutation sous l’influence de Liberty Media, les équipes ne pensent plus seulement en termes de performance pure. Elles pensent stratégie. Vision. Survie.
Et dans ce jeu-là, Gresini pourrait bien être en train de jouer le coup le plus risqué… et le plus déterminant de son histoire.
Le marché des transferts MotoGP pour 2027 ressemble désormais à une partie d’échecs géante où Honda tente un « échec et mat » stratégique. L’annonce du rapprochement imminent entre Gresini Racing et le constructeur japonais marque un tournant historique : après avoir dominé avec Ducati, l’écurie de Nadia Padovani s’apprête à devenir le fer de lance de la renaissance du HRC.




























