Le MotoGP pose ses valises à Austin, sur le mythique Circuit of the Americas. Et derrière l’apparente routine du calendrier, une tension presque électrique s’installe : Marc Marquez revient sur son territoire… mais pour la première fois depuis longtemps, il n’est plus le chasseur dominant. Il est celui qui doit prouver.
Parce que oui, Austin, c’est son jardin. Pendant des années, le n°93 y a régné sans partage, transformant ce tracé texan en terrain de démonstration. Mais cette époque-là est derrière lui… ou du moins, elle est contestée.
L’an dernier, Marquez avait chuté ici. Une anomalie. Une fissure dans un empire qui semblait éternel. Et cette saison 2026, après un week-end brésilien frustrant, la pression est bien réelle. Une quatrième place, aucun podium en Grand Prix, et surtout une sensation nouvelle : Ducati n’est plus seule au sommet.
Car pendant que Marquez cherche encore ses repères, Aprilia avance à pleine vitesse.
Marco Bezzecchi et Jorge Martin ont littéralement pris le contrôle du championnat à Goiânia. Un doublé net, sans discussion, qui confirme une tendance déjà aperçue en Thaïlande : Aprilia n’est plus un outsider. C’est la référence actuelle.

La situation avant Austin : Aprilia domine, Ducati en réaction
Et dans ce contexte, Austin devient bien plus qu’une simple course. C’est un test.
Un test pour Ducati, qui doit prouver qu’elle peut encore répondre techniquement et stratégiquement. Un test pour Bagnaia, en difficulté et toujours en quête de stabilité. Et surtout, un test pour Marquez lui-même. Parce que s’il y a bien un circuit où il peut inverser la dynamique, c’est ici.
Mais attention au piège. Car en face, Bezzecchi arrive avec une confiance totale, porté par quatre victoires consécutives. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il ne débarque pas en victime expiatoire dans le fief de Marquez. Il arrive en leader. En patron. Et Martin, lui, a retrouvé une dynamique qui le rend à nouveau dangereux à chaque virage.
Le MotoGP 2026 n’a plus rien à voir avec celui que Marc Marquez dominait autrefois. Les écarts se resserrent, les machines se valent, et surtout… la hiérarchie est en train de bouger.
Ce week-end, au Texas, il ne s’agira pas seulement de vitesse. Il s’agira de reprendre le pouvoir. Ou d’accepter, peut-être pour la première fois, que le trône a changé de propriétaire.

Voici les horaires de ce Grand Prix des Amériques très attendu …




























