Pedro Acosta est impressionnant. En ce début de saison, alors que les autres pilotes KTM stagnent dans le ventre mou du peloton, lui parvient à se démarquer, et pas qu’un peu ; il a remporté le Sprint en Thaïlande, et figurait à des années lumière devant ses collègues au Brésil, la semaine passée. Las de cette situation, il quittera sans doute la firme de Mattighofen en fin d’année pour rejoindre Ducati, comme les rumeurs le laissent entendre. Mais il n’a pas envie de gâcher une année au plus haut niveau, surtout que d’après lui, les carrières des pilotes MotoGP sont condamnées à être raccourcies.
En prévision du Grand Prix des États-Unis, Pedro Acosta s’est livré sur ce qu’il attendait du week-end à venir. « Il y a deux longues lignes droites et nous savons que la vitesse n’est plus notre point fort, comme avant, mais je suis plutôt optimiste. La moto se comporte beaucoup mieux dans les virages que l’an dernier. De plus, je pense que les pneus nous permettront d’obtenir l’adhérence à l’avant qui nous a fait défaut lors du dernier Grand Prix. » disait-il aux micros de Speedweek.
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— RED BULL KTM FACTORY RACING (@KTM_Racing) March 26, 2026
Acosta, qui arrivait pourtant en leader à Goiânia, n’a pas embêté les autres favoris sur le nouveau circuit. « Le problème au Brésil, c’est que nous n’avons pas réussi à améliorer la moto du week-end. Des EL1 à la course, le niveau de performance est resté plus ou moins le même, et cela ne nous a pas aidés. Je dois arriver en Europe en relativement bonne forme, et ensuite essayer d’attaquer davantage sur les circuits que nous connaissons mieux. Il sera plus facile d’améliorer la moto au fil des séances. » ajoutait-il.
Puis est venu le moment d’évoquer le nombre de courses, souvent considéré comme trop important à notre ère. Acosta est clair à ce sujet. « Ce que je reproche au calendrier, c’est que la carrière des pilotes va être raccourcie. Impossible de tenir 22 semaines avec une séance importante chaque après-midi : essais libres, qualifications, sprint, puis la course principale. Il n’y a plus ce moment, le week-end, où l’on peut se dire : « OK, je vais aller en piste, trouver mon rythme petit à petit, et me concentrer sur la course ». Chaque jour, vous avez une séance importante, et ce 22 fois par an. » concluait-il.
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Photo de couverture : Michelin Motorsport



























