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Pecco Bagnaia

Le malaise autour de Pecco Bagnaia ne cesse de grandir… et cette fois, il dépasse largement le cadre de Ducati. À Austin, lors des essais libres 1, la 11e place de l’Italien n’est pas passée inaperçue comme son accession modeste à la Q2 sans en passer par les repêchages — au point de relancer un débat brûlant : Aprilia a-t-elle pris un risque démesuré en misant sur lui pour 2027 ?

Car dans un paddock déjà secoué par les transferts anticipés, ce choix commence à faire grincer des dents.

Alors que le marché des pilotes MotoGP 2027 s’est emballé très tôt, le cas Bagnaia reste l’un des plus commentés. Le double champion du monde Ducati aurait signé un contrat pluriannuel avec Aprilia… dans un contexte où Ducati semble déjà regarder ailleurs, notamment vers Pedro Acosta.

Un pari sur l’avenir. Mais aujourd’hui, ce pari vacille. Car sur la piste, Bagnaia ne répond pas. Et à Austin, malgré les attentes, il n’a pas réussi à faire mieux qu’une modeste 11e place en EL1, loin derrière les références du moment.

Et cette situation n’a pas échappé à Neil Hodgson, qui n’a pas hésité à remettre frontalement en cause la stratégie d’Aprilia.

« Nous savons qu’il quittera l’usine à la fin de cette année. Évidemment, la rumeur court qu’il a signé un contrat pluriannuel avec l’équipe officielle Aprilia. »

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Le doute Pecco Bagnaia s’installe

Puis vient la phrase qui fait l’effet d’un séisme : « franchement, si j’étais Massimo Rivola aujourd’hui, je dirais : « Je crois que j’ai fait une erreur. J’y suis allé beaucoup trop tôt. On a conçu la meilleure moto. On peut choisir le meilleur pilote. On a signé Bezzecchi, donc on a notre homme clé. » »

Et il enfonce encore davantage le clou : « si j’étais Aprilia aujourd’hui, je ne me sentirais ni à l’aise ni confiante quant à mes décisions. »

Un jugement brutal. Mais difficile à ignorer au vu de la dynamique actuelle. Car pendant que Marc Marquez parvient encore à exister malgré ses chutes, et que Marco Bezzecchi s’impose comme le nouveau patron, Bagnaia semble s’enfoncer.

Même scénario que l’an dernier. Même discours. Même absence de solutions. Ironie de la situation, Massimo Rivola faisait partie des rares à défendre Bagnaia lorsque tout semblait s’écrouler chez Ducati.

Pour lui, le problème était clair : un manque de confiance, pas de talent. Et dans cette logique, recruter Bagnaia apparaissait presque comme une opportunité. Mais aujourd’hui, les faits posent question. Car malgré une nouvelle moto, un nouveau contexte… rien ne change.

Si la saison 2026 ne s’inverse pas rapidement, Aprilia pourrait se retrouver face à un dilemme majeur : avoir sécurisé un pilote trop tôt ou avoir misé sur le mauvais cheval.

Ce qui devait être un transfert stratégique pourrait bien devenir un pari risqué. Car aujourd’hui, une question s’impose : Aprilia a-t-elle recruté un champion… ou un pilote en perte de confiance ? Austin n’apportera pas toutes les réponses. Mais une chose est certaine : si Bagnaia ne réagit pas rapidement, le doute pourrait devenir permanent.

Neil Hodgson n’a pas tort : le MotoGP va très vite, et signer un pilote 12 ou 18 mois à l’avance est un pari extrêmement dangereux. Si Bagnaia continue de couler alors qu’Acosta et Bezzecchi s’envolent, Aprilia risque de traîner un « boulet » de luxe payé à prix d’or pendant quatre saisons.

Breakthrough or false dawn? Francesco Bagnaia finds early confidence on 2026 Ducati

 

 

 

 

 

 

 

 

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