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Kawasaki

Et si vous pouviez rouler en Kawasaki Z1 de 1972… sans renoncer à la fiabilité moderne ? Ou retrouver la silhouette musclée de la Z1000 MkII de 1979, sans les contraintes d’une ancienne capricieuse ? Au Japon, cette idée n’a rien d’un fantasme : elle s’achète…

Avec ses kits carrosserie dédiés à la Kawasaki Z900RS, Doremi Collection pousse le mimétisme à un niveau rarement atteint. Le résultat est troublant, presque dérangeant de fidélité. Mais derrière cette réussite esthétique, quelques compromis viennent rappeler qu’on est davantage dans l’illusion que dans la recréation pure.

Chez Doremi Collection, on ne parle ni de restauration ni de tuning classique. Le patron, M. Take, assume pleinement l’approche : « cosplay personnalisé »

Le terme est parfaitement choisi. Il s’agit moins de transformer une moto que de lui faire endosser un rôle, celui d’une icône du passé, avec une précision quasi obsessionnelle.

La base idéale pour cet exercice reste la Z900RS, dont les proportions et l’ADN rendent crédible cette métamorphose. Deux interprétations dominent : la Z1 et la Z1000 MkII, deux visions opposées d’un même héritage.

Inspiré de la mythique Kawasaki Z1 1972, le kit Z1 mise sur la douceur des lignes et l’équilibre des volumes.

Le cœur du dispositif repose sur un double élément : un réservoir interne en acier, auquel vient s’ajouter une enveloppe extérieure en fibre de verre et ABS. Cette superposition permet de recréer les formes exactes de la Z1 sans modifier la structure de la moto.

Kawasaki Z1 Style (inspiré de la Z1 1972) ou Z1000 MkII Style (inspiré de la MkII 1979) ?

Disponible en plusieurs coloris — ou brut pour les puristes — le kit inclut également carénage arrière, panneaux latéraux et prise d’air. Le reste, comme la selle ou certains éléments de finition, est proposé en option.

Visuellement, l’illusion est saisissante. On retrouve immédiatement ce charme des années 70, cette simplicité presque intemporelle qui a fait la légende de la Z1.

Avec le kit inspiré de la Kawasaki Z1000 MkII 1979, le ton change radicalement.

Ici, tout est plus anguleux, plus tendu, plus agressif. Le réservoir carré, signature de la MkII, transforme immédiatement la silhouette de la Z900RS. Le kit est plus complet, intégrant réservoir, panneaux, selle, feu arrière à LED, suppression du garde-boue et même un garde-boue avant chromé.

Le rendu est plus radical, plus moderne dans son interprétation du passé. Et pour ceux qui veulent pousser l’expérience jusqu’au bout, un échappement spécifique vient parfaire l’ensemble.

Doremi ne joue pas dans la demi-mesure. Les matériaux, l’ajustement, la qualité perçue : tout est au niveau attendu pour ce type de produit.

Mais cela a un coût. Entre les différentes pièces, les options et les échappements, la facture grimpe rapidement. Et à ce niveau de prix, l’attente est simple : aucune concession.

 

C’est précisément là que le bât blesse. Un élément, presque anodin en apparence, vient fissurer cette perfection : les faux amortisseurs arrière. Vendus séparément, ils reproduisent visuellement les doubles ressorts des modèles d’époque… mais sont fixés sur le support du repose-pied passager, et non sur un point structurel.

À distance, l’effet fonctionne. De près, la supercherie apparaît immédiatement.

Dans un ensemble aussi soigné, ce type de compromis surprend. Il rappelle que l’on est face à une interprétation, aussi réussie soit-elle, et non à une recréation totale.

Ces kits incarnent une idée très japonaise : celle de capturer l’essence d’une machine mythique sans en subir les contraintes. Sur ce point, la mission est accomplie avec brio.

Mais ils posent aussi une question plus subtile : jusqu’où peut-on aller dans l’imitation avant que le détail ne trahisse l’ensemble ?

Entre hommage et illusion, la Z900RS version Doremi oscille en permanence. Et c’est peut-être précisément ce qui la rend aussi fascinante.

Si vous possédez une Z900RS, le kit Mk.II est sans doute le plus cohérent. Certes, il coûte le double (2 500 € sans l’échappement), mais c’est un ensemble structurel avec un vrai réservoir qui change radicalement la posture de la moto. Le kit Z1 est magnifique, mais il reste un « habillage » qui peut sembler un peu frêle face au gabarit moteur de la 900.

En revanche, oubliez les faux amortisseurs. La Kawasaki Z900RS assume très bien son architecture moderne avec une carrosserie rétro ; vouloir cacher son mono-amortisseur, c’est comme mettre une perruque à une statue de marbre : ça gâche le travail de l’artiste.

 

 

 

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