pub

Johann Zarco Joan Mir

Johann Zarco livre son analyse sur le style très particulier de Joan Mir, qu’il juge « exceptionnel » mais aussi responsable de ses chutes.

Le MotoGP va enfin arriver en Europe la semaine prochaine. Chaque saison, c’est le moment décisif pour acter les forces en présence après les circuits si particuliers de Buriram, d’Austin et, cette année, de Goiânia. Après trois Grands Prix, Luca Marini s’est imposé comme le premier représentant Honda avec la 10e place au championnat, tandis que Johann Zarco et Joan Mir sont 15e et 19e. Le rookie Diogo Moreira découvre pour sa part la catégorie et occupe la 16e position.

Toutefois, c’est bel et bien Joan Mir qui s’est illustré en ce début de saison, en s’affirmant aux avant-postes lors de certaines séances d’essais et en jouant le podium aux États-Unis. Seulement, le pilote espagnol a cumulé quatre chutes sur six courses, en plus d’un abandon sur problème technique, et n’a pas transformé sa vitesse en résultats. Johann Zarco est de son côté parti à la faute à deux reprises, quand Luca Marini a fait preuve de régularité.

Mir est souvent pointé du doigt pour ses chutes. On se souvient que l’an dernier, il n’avait pas terminé 19 des 21 courses qu’il avait disputées. Percuté à plusieurs reprises, il avait néanmoins commis beaucoup d’erreurs, et le scénario tend à se répéter cette année.

Johann Zarco Joan Mir

Pour Zarco, la raison de ces chutes réside dans le style de pilotage particulier de l’Espagnol. Si d’un côté cela lui permet d’être plus performant que ses coéquipiers, de l’autre cela a tendance à le trahir en course tant cela demande d’efforts. « C’est vrai qu’il arrive souvent à chercher plus de perf sur la moto. C’est quelqu’un qui est très fort au freinage », a commenté le Français au micro de Canal+.

« On sait qu’en MotoGP, avec des machines qui vont à plus de 350 à l’heure, on arrive à faire des différences quand on est bon au freinage. Quand j’analyse sa manière de freiner, je n’arrive pas à faire pareil parce qu’en fait il donne vie à la moto en freinant puis en relâchant tout en refreinant. Il donne des à coups à la moto et en fait ça lui permet de faire travailler différemment la fourche pour redonner du contact sur la roue arrière, alors que Marini, Moreira ou même moi on a tendance à freiner et être plus constants sur le freinage. »

« Quand la roue arrière ne décolle pas, elle reprend du contact au sol mais la moto se fige. Peut-être que Mir la fait bouger comme ça pour contrer un côté trop rigide de la moto. Moi je n’y arrive pas et je me dis qu’il y a moyen d’évoluer autrement parce que je connais aussi le pilotage des autres. Le fait d’avoir été longtemps chez Ducati fait que je connais les différents styles de freinage. Pour moi ce que fait Mir est exceptionnel. Il a un grand talent pour ça mais ça a une certaine limite et je pense qu’il va souvent à l’erreur à cause de ça », a-t-il conclu.

Tous les articles sur les Pilotes : Joan Mir, Johann Zarco

Tous les articles sur les Teams : LCR Honda, Repsol Honda Team