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Verstappen

Le week-end canadien de Max Verstappen a viré au cauchemar vendredi lors des qualifications sprint. Loin de la lutte pour la pole, le pilote Red Bull Racing a surtout passé sa séance à tenter de maîtriser une RB22 extrêmement instable sur les bosses du circuit Gilles-Villeneuve.

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Verstappen : une Red Bull incontrôlable sur les vibreurs

À Montréal, où les pilotes doivent traditionnellement attaquer agressivement les vibreurs pour gagner du temps, Verstappen s’est retrouvé incapable de garder sa monoplace stable suffisamment longtemps pour signer un tour compétitif.

Résultat : seulement septième sur la grille sprint, à plus d’une demi-seconde de George Russell, et juste devant son équipier Isack Hadjar, dans une séance où le quadruple champion du monde n’a jamais semblé réellement à l’aise.

La frustration était déjà palpable à la radio avant même la fin de la SQ2. Alors qu’il occupait une inquiétante neuvième place, Verstappen a préféré rentrer prématurément aux stands, signe évident qu’un problème important affectait sa voiture.

« Mes pieds décollaient des pédales »

Après la séance, le Néerlandais a livré une explication particulièrement spectaculaire des difficultés rencontrées dans le cockpit.

« Sur les bosses, je n’arrivais plus à garder les pieds en place. Ils décollaient même des pédales », a expliqué Verstappen.

Le pilote Red Bull a décrit une voiture impossible à conduire avec régularité sur l’asphalte bosselé montréalais. Chaque compression semblait déséquilibrer davantage la RB22, l’empêchant d’attaquer pleinement dans les portions clés du circuit.

Dans ces conditions, Verstappen s’est retrouvé davantage en mode survie qu’en véritable prétendant à la pole.

Red Bull cherche encore la solution

Cette contre-performance contraste fortement avec les progrès entrevus par l’équipe autrichienne à Miami quelques semaines plus tôt. À Montréal, Red Bull paraît de nouveau en difficulté, notamment dans la gestion des pneus et de l’équilibre général de la voiture.

Le directeur technique Pierre Waché a reconnu après la séance que les ingénieurs avaient identifié plusieurs pistes de réglages, sans parvenir à les exploiter correctement vendredi.

Selon lui, les performances de la voiture de Verstappen se sont même dégradées au fil de la séance, un phénomène que l’équipe tente désormais de comprendre avant les qualifications principales.

Les pneus compliquent encore le casse-tête

Les faibles niveaux d’adhérence observés à Montréal ont également compliqué le travail des équipes. Les pneus tendres ont eu du mal à atteindre leur fenêtre optimale, poussant plusieurs pilotes à multiplier les tours lancés pour faire monter les gommes en température.

Mais chez Red Bull, le problème semble aller bien au-delà des seuls pneumatiques.

Le véritable enjeu est désormais de rendre confiance à Verstappen dans une monoplace qui l’a tellement secoué vendredi qu’il disait littéralement perdre le contact avec ses pédales.

Au championnat, le Néerlandais reste toutefois solidement installé dans la lutte au sommet, même si cette séance sprint canadienne confirme que Red Bull n’a plus la marge de domination aperçue ces dernières saisons.

 

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