Pedro Acosta a été le premier surpris de sa performance ce dimanche, 12 jours seulement après son opération de la main.
S’il y a un pilote satisfait au soir du Grand Prix d’Allemagne, c’est bien Pedro Acosta. Le pilote espagnol était arrivé au Sachsenring après deux GP très compliqués, où il n’avait terminé qu’une seule course sur les quatre disputées, entre une erreur de sa part, un souci technique et un problème physique.
À cela, se sont ajoutées de nombreuses pannes survenues lors des essais, en plus d’une en course, qui ont mis ses nerfs à rude épreuve. Mais, plus que la technique, c’est le syndrome du canal carpien dont il souffrait qui lui a particulièrement donné du fil à retordre, au point d’abandonner à Assen il y a 15 jours.
Opéré dans la foulée, il ignorait à quoi s’attendre ce week-end, mais se montrait optimiste vu que le tracé allemand tourne essentiellement à gauche, et qu’il s’agissait de sa main droite. S’il n’a pas été aussi performant qu’il l’aurait souhaité en qualifications et en course sprint, où il a tout de même terminé dans le top 10, il a réussi à livrer une solide performance ce dimanche.
Remonté tour après tour depuis sa huitième place sur la grille, il s’est emparé de la quatrième position dès le neuvième tour et ne l’a plus quittée jusqu’à l’arrivée. Un temps très proche d’Ai Ogura devant lui, il touché du doigt le podium avant de voir la performance de ses pneus s’effondrer. Mais peu importe, c’est un Pedro Acosta particulièrement souriant qui est arrivé à son debriefing.

« Je suis super content ! C’était peut-être une surprise pour tout le monde de nous voir nous battre si ‘près’ du podium, entre guillemets », a-t-il déclaré. « On a galéré tout le week-end et aujourd’hui, on a réussi à finir dans le top 4. La stratégie était d’attaquer durant les 10-12 premiers tours et ensuite de voir comment les pneus réagissaient. C’est vrai que j’étais un peu surpris parce que la baisse des pneus est arrivée plus tard que prévu et on était plutôt compétitifs jusqu’au 17e tour, après quoi on a commencé à avoir des difficultés, et Ogura a creusé l’écart. »
« On savait déjà qu’avec le pneu arrière medium, la gestion de l’avant serait moins critique. La première vraie baisse de régime est arrivée vers le 17e tour, et c’est là que j’ai commencé à perdre en compétitivité. Mais il faut être content : je pense avoir bien géré les pneus, on a attaqué quand il le fallait, et on était compétitifs en début de course. »
« Jusqu’au 20e tour, j’ai plus ou moins pris du plaisir. Les dix derniers, par contre, c’était la catastrophe », a-t-il poursuivi. « J’avais l’impression de rouler sur de la glace, en essayant juste de ne pas surchauffer les pneus et de tenir jusqu’au drapeau à damier. Le groupe s’est disloqué très vite. Je crois qu’au dixième tour, il y avait Marc, les deux Trackhouse, moi, et le cinquième pilote était déjà à quatre secondes. Pas vraiment le meilleur spectacle. Mais en tant que pilote, je me suis amusé jusqu’au vingtième tour. »
« Je suis content, on a marqué des points et enfin décroché un bon résultat après les deux week-ends catastrophiques de Brno et d’Assen. Ma main était au top, j’ai senti mes doigts pendant toute la course. Maintenant, il est temps de se reposer un peu, d’enlever les points de suture et de profiter de l’été. »
Résultats du Grand Prix d’Allemagne :

Crédit classement : MotoGP.com




























